L’onction d’un aîné à Porto-Novo : « Voilà notre président »
Le stade Charles de Gaulle a vibré au rythme d’un géant meeting ce vendredi 3 avril 2026. Dans le cadre de la campagne électorale pour la présidentielle du 12 avril, Romuald Wadagni, candidat de la mouvance présidentielle a rassemblé une foule immense. Mais c’est un invité de marque qui a donné une dimension particulière à cette étape. Me Adrien Houngbédji, ancien président de l’Assemblée nationale et figure incontournable de la vie politique béninoise, a pris la parole devant des milliers de militants et de populations en liesse. Son message, à la fois solennel et paternel, a marqué les esprits.
Comme sur toute l’étendue du territoire national, chaque étape de la campagne du candidat Romuald Wadagni a sa saveur propre. Celle de Porto‑Novo, dans la capitale politique, avait une saveur d’histoire. Le stade Charles de Gaulle, habitué aux grands rendez-vous sportifs, s’est transformé en une mer humaine. Drapeaux, t-shirts et banderoles aux couleurs de la mouvance présidentielle flottaient dans les gradins et sur la pelouse. La foule, composée de jeunes, de femmes, de notables et de simples citoyens, scandait des slogans en l’honneur du duo Wadagni–Talata. L’ambiance était à la fois festive et recueillie, car chacun savait que ce meeting ne serait pas ordinaire.
Me Adrien Houngbédji n’a pas voulu se faire conter les péripéties de cette tournée nationale. Mieux, il était au cœur de l’action. Arrivé sous les acclamations, l’ancien président de l’Assemblée nationale a gravi lentement l’estrade. Son expérience et sa prestance ont immédiatement imposé le respect. Pendant plusieurs minutes, il a observé la foule, saluant ici un groupe de jeunes, là un responsable local. Puis il a saisi le micro. Sa voix, claire et posée, a traversé l’enceinte du stade. Il a d’abord rappelé le chemin parcouru par le Bénin depuis les années de renouveau démocratique. Il a évoqué les luttes, les sacrifices et les acquis. Sans jamais nommer d’adversaire, il a souligné l’importance de la stabilité et de la continuité. Puis le ton a changé. L’homme, que l’on surnomme affectueusement le leader des Tchoko Tchoko, a fait parler le cœur. Mais il a aussi fait parler la raison. Revenant vivant de l’histoire politique et sociale du Bénin, il a mesuré ses mots. Il s’est tourné vers les jeunes, massés devant l’estrade. Regardant droit dans les yeux cette génération qui porte l’avenir du pays, il a lancé avec assurance et solennité : « Jeunes de mon pays, voilà votre président à partir du 12 avril. » La phrase a résonné comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Un court silence a suivi, puis une ovation a éclaté. Les jeunes ont brandi leurs poings, certains avaient les larmes aux yeux. Ce n’était pas une simple parole de campagne. C’était l’onction d’un aîné, d’un sage qui cautionne le candidat du peuple.
Ce message a frappé par sa clarté. Me Adrien Houngbédji n’a pas employé de formules alambiquées. Il a désigné, sans détour, celui qu’il considère comme le président légitime pour les années à venir. Pour les milliers de personnes présentes, cette déclaration valait bien des discours programmatiques. Elle scellait une alliance morale entre une figure historique et la nouvelle génération politique. L’ancien président de l’Assemblée nationale, connu pour son intelligence et sa hauteur de vue, a ainsi montré le chemin à suivre. Il a appelé les jeunes à ne pas se laisser distraire par des promesses illusoires. Il les a invités à regarder les réalisations concrètes et à faire confiance à un duo qui, selon lui, incarne le progrès et l’unité nationale.
La foule a répondu favorablement à cet appel. D’un chœur uni, les populations venues en nombre au stade Charles de Gaulle ont promis de faire le travail de sensibilisation une fois rentrées chez elles. Chaque militant, chaque femme, chaque jeune s’est engagé à convaincre ses voisins, ses collègues et ses proches. L’objectif affiché est de bloquer la ville aux trois noms pour le duo Wadagni–Talata, le dimanche 12 avril 2026. L’expression « bloquer la ville aux trois noms » a été reprise en boucle dans les discours et les chants. Elle signifie que Porto‑Novo, la capitale, doit se mobiliser massivement pour offrir une victoire éclatante au candidat de la mouvance présidentielle.

Au-delà du slogan, c’est tout un état d’esprit qui a soufflé sur le stade. Les jeunes, cibles privilégiées du message de Me Adrien Houngbédji, se sont montrés particulièrement enthousiastes. Beaucoup ont affirmé que cette prise de parole les conforte dans leur choix. « Un homme comme Me Houngbédji ne parle pas à la légère. S’il dit que ce candidat est notre président, alors nous devons tout faire pour qu’il le devienne réellement », a confié un étudiant présent dans les gradins. Une jeune femme, membre d’une association de quartier, a renchéri : « Il nous a dit la vérité. Nous n’avons pas le droit de gâcher cette chance. » Ces témoignages spontanés montrent l’impact du discours de l’ancien président de l’Assemblée nationale.
Le meeting s’est achevé sur une note de ferveur collective. Des chants, des danses et des saluts ont prolongé l’événement bien après le départ des officiels. Les militants ont quitté le stade Charles de Gaulle la tête haute, convaincus d’avoir vécu un moment historique. Pour beaucoup, ce meeting restera gravé comme le jour où un sage a montré la voie. Me Adrien Houngbédji, en prononçant ces quelques mots, a offert un gage de confiance qui dépasse le cadre ordinaire de la campagne. Il a rappelé que la politique béninoise, au-delà des rivalités, peut aussi être une affaire de transmission et de responsabilité.
À l’heure où les regards se tournent vers le 12 avril, le message de Me Adrien Houngbédji continue de circuler de bouche à oreille. Les réseaux sociaux s’en font l’écho: « Jeunes de mon pays, voilà votre président à partir du 12 avril » est devenu en quelques heures une phrase culte. Reste aux jeunes à se rendre massivement aux urnes pour transformer cette prophétie en réalité. La mobilisation des prochains jours sera décisive. Mais si l’ambiance du stade Charles de Gaulle est un signe, la mouvance présidentielle peut aborder le dernier jour de campagne avec confiance. Porto‑Novo a parlé, et la voix de Me Adrien Houngbédji a porté bien au-delà des gradins.
Damien TOLOMISSI