Diplomatie électorale : Pr Dorothé Sossa reçoit les observateurs étrangers
A moins de quatre jours du premier tour de l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026, la Cour constitutionnelle du Bénin est devenue un véritable carrefour diplomatique. Le jeudi 9 avril, son président, le Professeur Cossi Dorothé Sossa, a successivement reçu deux délégations de haut niveau. La première était celle de la mission d’observation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, conduite par l’ancien président ghanéen Nana Akufo‑Addo. La seconde venait de l’Union africaine, dirigée par l’ex‑chef d’État burundais Sylvestre Ntibantunganya. L’objectif de ces rencontres était de faire le point sur les préparatifs du scrutin et de rassurer les partenaires internationaux sur la transparence du processus.
Lors de l’échange avec la délégation ouest‑africaine, les discussions ont été qualifiées de fructueuses. Le représentant résident de la Cedeao au Bénin, M. Amadou Diongue, a salué une marque d’affection envers la Cour constitutionnelle. Il a rappelé que cette institution joue un rôle central dans la garantie d’une élection transparente. Il a également félicité le président Patrice Talon pour avoir respecté les prescriptions de la Constitution, un geste jugé significatif dans le contexte régional. La Cedeao a insisté sur son rôle d’accompagnement : elle observe et propose des améliorations en collaboration avec les autorités nationales. Rassurée par le climat apaisé qui règne depuis les élections de janvier, l’organisation se dit confiante quant à la tenue d’un scrutin pacifique et crédible.
Le Professeur Sossa a ensuite accueilli la mission de l’Union africaine. Dans une atmosphère empreinte de respect et de considération, les échanges ont porté sur les grands enjeux du vote présidentiel. Le chef de la délégation, Sylvestre Ntibantunganya, a expliqué devant la presse que ces visites relèvent d’une démarche de courtoisie et d’information. Elles permettent de rencontrer les différents acteurs impliqués dans le processus électoral et de mieux comprendre les modalités d’organisation locales. Il a insisté sur la neutralité de l’Union africaine. Les conclusions officielles de la mission ne seront rendues publiques qu’après le scrutin, conformément aux règles établies.

Dans la foulée, le président de la Cour constitutionnelle a également reçu dans son cabinet Mohamed Aujjar, ancien ministre de la Justice du Maroc et chef de la mission électorale de l’Organisation internationale de la Francophonie. Cette rencontre s’inscrit elle aussi dans la préparation de l’élection présidentielle. Mandaté par le secrétaire général de l’OIF, Aujjar a rappelé que sa mission a pour but de s’informer directement sur le terrain. Elle cherche à rencontrer les institutions compétentes afin de mieux comprendre le cadre constitutionnel, juridique, logistique et financier dans lequel se déroulera le scrutin. À l’issue des échanges, le chef de mission s’est dit satisfait des éclaircissements obtenus sur les dispositions mises en place pour garantir la régularité du processus électoral. La Cour constitutionnelle a notamment détaillé les mesures d’observation et de vérification prévues pour accompagner le vote. Il a enfin indiqué que la mission produira un rapport général sur l’élection présidentielle, lequel sera rendu public après le scrutin.
Le Professeur Cossi Dorothé Sossa et ses équipes apparaissent comme les garants de la régularité du processus, sous le regard bienveillant mais exigeant de la communauté internationale.