Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « Voici les recettes pour avancer au travail »
Dadah Bokpè Houézrèhouèkè, sage venu d’un monde où le vent raconte des histoires, compare la vie professionnelle à un champ que l’on cultive. Selon lui, on ne récolte rien sans avoir préparé la terre, semé au bon moment et arrosé avec soin. Beaucoup veulent grimper vite, obtenir le grand bureau et le titre important, mais ils oublient les bases. Dans ce partage simple et profond, Dadah livre huit recettes venues de son expérience et de la parole de ses aînés.
« Je viens d’un mode où le vent raconte des histoires et où le soleil apprend la patience. Là-bas, j’ai compris une chose très simple. La vie professionnelle ressemble à un champ qu’on cultive. Si on ne prépare pas la terre, si on ne sème pas au bon moment, si on n’arrose pas avec soin, rien ne pousse. Pourtant, beaucoup de gens veulent récolter sans avoir jamais planté. Alors aujourd’hui, je vous donne mes recettes. Elles viennent de mon expérience et de la sagesse de mes aînés. Prenez ce qui vous aide et laissez le reste.
La première recette est d’apprendre à se connaître. Avant de vouloir grimper dans son travail, il faut savoir qui l’on est. Quelles sont vos forces ? Quelles sont vos faiblesses ? Que faites-vous avec joie ? Que faites-vous sans effort ? Beaucoup de personnes courent après un poste ou un salaire sans se demander si cela leur ressemble. Je vous invite à prendre un moment de silence. Asseyez-vous comme on s’assoit au bord d’une rivière. Regardez-vous à l’intérieur. Si vous aimez parler et aider les autres, ne cherchez pas un métier où vous êtes seul devant un mur. Si vous aimez construire de vos mains, ne passez pas vos journées à écrire des papiers. La nature ne force jamais. L’eau coule là où elle trouve sa pente. Faites de même.
La deuxième recette est d’accepter le début modeste. Je vois beaucoup de jeunes qui veulent tout de suite. Ils veulent le grand bureau, le titre important et la voiture de fonction dès le premier jour. Mais une maison solide commence par des fondations. Un grand arbre a d’abord été une petite graine. Dans votre travail, commencez par bien faire ce qu’on vous donne. Même si c’est petit. Même si personne ne regarde. Nettoyer un dossier, répondre au téléphone avec le sourire, arriver à l’heure, ranger son espace. Ces petites choses construisent une réputation. Les gens remarquent celui qui fait bien les petites tâches. Et un jour, on lui confie de plus grandes responsabilités. Ne brûlez pas les étapes. La patience est une force, pas une faiblesse.
La troisième recette concerne l’apprentissage. Ne croyez jamais que vous savez assez. Le monde change tout le temps. Ce qui était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui. Alors devenez curieux. Lisez un peu chaque jour. Posez des questions à ceux qui ont plus d’expérience que vous. Observez comment font les meilleurs dans votre domaine. Il n’y a pas de honte à ne pas savoir. La honte est de ne pas vouloir apprendre. Dans mon village, on dit que la sagesse entre par l’oreille de celui qui écoute. Soyez cette personne. Quand quelqu’un vous donne un conseil, même s’il le dit mal, cherchez la vérité à l’intérieur. Et surtout, n’ayez pas peur de faire des erreurs. L’erreur est une école. Elle vous montre ce qui ne marche pas. Alors vous pouvez avancer.
La quatrième recette est d’entretenir de bonnes relations. Vous n’évoluez jamais seul. Autour de vous, il y a des collègues, des chefs, des clients, des fournisseurs. Chaque personne est une porte. Si vous claquez la porte au nez des gens, vous vous enfermez vous même. Apprenez à saluer. Apprenez à dire merci. Apprenez à reconnaître le travail des autres. Un compliment sincère ouvre plus de chemins qu’une heure de plainte. Quand quelqu’un a besoin d’aide, donnez-la sans attendre quelque chose en retour. La générosité revient toujours. Ce n’est pas une magie. C’est simple. Les gens aiment ceux qui les aident. Et ils leur rendent la pareille un jour ou l’autre. Mais attention, ne soyez pas faux. La fausse gentillesse se voit comme une tache sur un habit blanc. Soyez vrai, même quand c’est difficile.
La cinquième recette est de savoir parler de soi. Beaucoup de gens travaillent très fort mais restent invisibles. Ils pensent que leur travail parlera tout seul. Ce n’est pas vrai. Le travail ne parle pas. Il a besoin de votre voix. Apprenez à dire ce que vous avez fait. Pas pour vous vanter, mais pour que les autres sachent ce que vous valez. À la fin d’une mission, envoyez un petit résumé à votre chef. Quand vous réussissez quelque chose de difficile, partagez le simplement. Utilisez les mots justes. Ne dites pas je suis le meilleur. Dites j’ai fait cela et voilà le résultat. Les gens respectent celui qui montre ses preuves sans arrogance. Trouvez cet équilibre. C’est comme marcher sur une corde. Un peu d’équilibre suffit.
La sixième recette est d’accepter le changement. Dans votre vie professionnelle, rien ne reste pareil. Les chefs changent. Les projets changent. Les technologies changent. Parfois on vous propose une nouvelle mission qui vous fait peur. Parfois on vous déplace dans un autre service. Ne résistez pas comme un arbre qui refuse le vent. Pliez comme un roseau. Le roseau ne casse pas parce qu’il sait bouger avec la tempête. Dites oui aux nouvelles opportunités. Même si vous ne savez pas tout faire. Même si vous avez peur. C’est en sortant de votre zone tranquille que vous grandissez. Restez dans votre petit coin connu, et vous ne saurez jamais ce que vous auriez pu devenir.
La septième recette est de prendre soin de vous. J’ai vu des gens travailler jusqu’à tomber malades. Ils couraient après la réussite mais perdaient leur santé, leur sommeil, leur sourire. À quoi sert une belle carrière si vous êtes trop fatigué pour en profiter ? Alors reposez-vous. Mangez bien. Marchez un peu chaque jour. Passez du temps avec votre famille. Laissez votre esprit se reposer. Un bon travailleur n’est pas celui qui travaille sans arrêt. C’est celui qui sait s’arrêter pour mieux repartir. Comparez-vous à un arc. Si vous restez toujours tendu, vous finissez par casser. Relâchez la corde de temps en temps. Vous serez plus fort quand il faudra tirer la flèche.
Enfin, la dernière recette est de garder une raison profonde. Pourquoi voulez-vous évoluer dans votre vie professionnelle ? Pour l’argent ? Pour la reconnaissance ? Pour aider votre famille ? Pour réaliser un rêve d’enfant ? Trouvez votre pourquoi. Quand les jours sont durs, quand on vous dit non, quand vous tombez, ce pourquoi vous remettra debout. Attachez-vous à lui comme le lierre s’attache au mur. Il vous donnera la force de continuer. Et souvenez-vous que la réussite n’est pas une course contre les autres. Elle est un chemin avec vous-même. Avancez à votre rythme. Célébrez chaque petite victoire. Et ne laissez personne vous dire que vous n’y arriverez pas.
Voilà ce que j’avais à partager. Ce ne sont pas des secrets magiques. Ce sont des vérités simples que beaucoup oublient. Appliquez en une seule cette semaine. Juste une. Regardez ce qui change. Puis une autre la semaine suivante. Avec le temps, vous verrez votre vie professionnelle s’ouvrir comme une fleur au matin. Je vous souhaite du courage et de la douceur sur votre route. »
UNE REFLEXION DE DADAH BOKPE HOUEZREHOUEKE