Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « Le miroir sacré du prochain »
Dans cet enseignement, Dadah Bokpè Houézrèhouèkè invite chacun à poser un regard nouveau sur le voisinage. Il ne s’agit pas seulement de partager un mur, une haie ou un palier. Le voisin, selon lui, est une lumière posée sur notre chemin. Cette lumière peut être claire ou obscure, agréable ou dérangeante. Mais dans tous les cas, elle vient nous révéler quelque chose de nous-mêmes. Il explique pourquoi la proximité avec l’autre est indispensable à notre évolution intérieure. Il distingue le voisin d’appartement, celui de la maison, celui de l’entreprise ou encore le voisin pays. Il évoque aussi la parenté de sang comme une forme particulière de voisinage. Avec une parole calme et profonde, il nous guide sur le chemin de la tolérance, de la neutralité et de la paix. Voici sa lumière.
« Aujourd’hui, je pose ma sagesse devant vous comme on pose une calebasse d’eau fraîche au bord du chemin. Écoutons ensemble la lumière du voisinage. Pourquoi est-il nécessaire en ce moment de considérer ce sujet de plus près ? Parce que la lumière du voisinage porte en elle un fort potentiel de conflit. Depuis le temps des temps, ce sujet reste vivant. L’être humain doit s’y consacrer pour mieux comprendre le monde et la nature même de son être propre. On ne peut pas avancer seul. On ne se construit pas sans le regard de l’autre.
La proximité pour l’homme est la coexistence pour interagir avec ses semblables. Celui qui porte la liberté en lui doit comprendre ce qu’il en est afin de former une conscience supérieure. Dans cette interaction, l’homme rencontre son âme. Il a en vue la lumière obscure en lui. La lumière claire et la lumière obscure sont désormais les bienvenues. On ne peut apprendre d’une telle rencontre que pour progresser dans le sens divin. Le chemin de l’homme passe par le chemin de l’interaction avec d’autres personnes dans l’espace et le temps. Pour comprendre la lumière supérieure, la lumière de son propre soi doit être reflétée. On a besoin de la lumière de l’autre pour comprendre le supérieur et l’inférieur. Il faut d’abord laisser cette lumière et ensuite revenir à elle à un moment ultérieur. L’homme cherche le bon moment pour explorer l’être supérieur du Seigneur afin de comprendre l’unité. Celui qui cherche en vérité le chemin du Seigneur comprendra ici quelque chose de la création et de la pureté. Cela lui apportera la paix intérieure. Il s’agit d’une découverte que chaque homme fera tôt ou tard.
Le voisinage dans un appartement ou un immeuble est une lumière très liée à nous-mêmes. Il nécessite encore plus d’attention. Le contact y est intense. On est obligé de découvrir un arrangement pour mieux comprendre sa propre personne. Il n’y a pas d’échappatoire si l’on ne façonne pas cette lumière. Le voisinage peut être à la fois une bénédiction et une protection, mais aussi une malédiction. Tout dépend de la lumière qui y est plantée et de la façon dont on ressent cette lumière. Quand l’homme peut recevoir la lumière de l’être supérieur, il la plante pratiquement dans ce contexte.
La lumière du voisin dans une maison individuelle est une lumière déjà plus distante. Elle est plus facile à gérer. On peut mieux la recevoir et mieux la ressentir, car elle ne se rapproche pas trop de soi. L’homme de nature simple peut entretenir cette lumière plus facilement et ensuite apprendre davantage grâce à elle. La lumière des êtres supérieurs recevra cette lumière dans la même mesure que celle de l’appartement. On pourra la façonner et l’orienter.
La lumière du voisin dans l’entreprise est donnée pour apprendre ce qui existe dans le monde extérieur. Ce n’est pas tellement un reflet du monde intérieur. C’est plutôt la lumière du monde extérieur qui vous aide à exercer votre extériorité. La lumière du voisinage en tant que pays est établie pour comprendre l’être supérieur du Seigneur. À ce niveau, la lumière prépare ce que la lumière de la conscience humaine peut refléter dans le grossier négligent et dans le grossier sensuel. L’homme reçoit là la lumière du tout. Il peut choisir de toucher la lumière nécessaire pour comprendre l’être supérieur, mais elle ne doit pas provenir de la personnalisation. C’est un niveau de lumière supérieure pour le bien commun. Cette lumière se forme en elle. À l’école, à l’université et dans les autres endroits de formation, la lumière de l’espoir, de la paix et de la liberté y habite. L’homme doit considérer cette lumière comme la lumière de l’extérieur grossier.
Maintenant, que se passe-t-il si nous avons un voisin qui ne nous plaît pas personnellement ?
Il faut la lumière de l’entente, la neutralité de la paix et la loyauté. L’homme doit comprendre où règne la lumière de la joie et de l’amour. Il ne reconnaît pas toujours cette lumière ni comment l’utiliser. Il doit trouver un moyen de tolérer d’abord cette lumière avant de pouvoir s’en servir. Et si nous nous entendons bien dès le départ avec notre voisin ? Souvent, cela signifie que cette lumière a déjà été recherchée auparavant dans des incarnations passées. Il est alors plus facile de tolérer et de transformer cette lumière. On peut citer l’exemple d’un bon chef avec qui l’on s’entend bien, ou d’un père ou d’une mère qui aime ses enfants par-dessus tout.
Même la lumière de la parenté par le sang tombe sous la catégorie des voisins. Il faut trouver ce chemin pour se confronter dans ce monde et réaliser son destin. La lumière de la parenté par le sang est donnée pour former la lumière du voisinage renouvelée après des incarnations. Dans ces cas, il y a toujours quelque chose d’intime qui n’a pas pu être géré dans les incarnations antécédentes, que ce soit dans un voisinage ou dans une relation parentale. Ceci peut faire l’objet d’un thème spécial pour plus tard.
Si nous n’aimons pas notre voisin, il faut chercher la lumière de la neutralité, la lumière de l’acceptation et du bien-être à distance. Cette lumière peut nous être utile, même si nous ne la comprenons pas encore. Et si nous avons tout essayé pour bien nous entendre et que cela n’a quand même pas fonctionné ? Si la lumière de l’amitié fait défaut, on ne peut pas la forcer. Mais on peut solliciter la lumière de l’exercice de la tolérance et de la paix. On fait venir la lumière de la neutralité en soi-même et dans son entourage. Ainsi, on transforme la lumière qui était initialement négative. Et c’est ainsi que l’on crée alors la lumière de la paix. Que la paix soit dans vos murs et dans vos cœurs. Je vous remercie. »
UNE REFLEXION DE DADAH BOKPE HOUEZREHOUEKE