Urgence sanitaire : Iréné Dévi Hinsi lance un appel poignant aux autorités belges
Loin des terres chaudes du Bénin et des pressions familiales, un drame silencieux se joue en Belgique. Iréné Dévi Hinsi, un jeune Béninois, se bat pour sa survie, coincé entre une santé fragile et le poids écrasant d’une tradition qu’il n’a jamais choisie. Son histoire est celle d’un conflit entre l’héritage du passé et le droit fondamental à disposer de sa propre vie.
Dans certaines régions du Bénin, la volonté individuelle est parfois sacrifiée sur l’autel de la tradition. Iréné Dévi Hinsi en est la victime expiatoire. À la mort de son oncle en 2018, l’oracle familial le désigne comme successeur naturel au trône de son père, Jérôme Hinsi, ancien chef de culte vodoun décédé en 2001. Un honneur pour certains, mais une condamnation pour Iréné. Accepter ce trône signifiait renoncer à sa liberté, à ses projets, et se soumettre à un agenda dicté par les exigences du culte et de la communauté. Refuser, c’était s’exposer à la colère des dieux et, plus concrètement, à celle de sa famille. Malgré les risques, Iréné, conscient des lourdes responsabilités, a osé décliner cette succession imposée. Son refus a été perçu comme une trahison. Il a alors dû faire face à un harcèlement constant, à des pressions insoutenables et à des menaces de mort de la part de sa propre famille paternelle, bien décidée à le forcer à revenir sur sa décision. La pression fut telle que sa santé en a été durablement affectée. Iréné est tombé gravement malade, alité pendant de longs mois, frôlant la mort. Une opportunité de voyage s’est alors présentée comme une bouée de sauvetage : il a saisi sa chance et a fui vers la Belgique pour se mettre à l’abri, espérant retrouver la paix et pouvoir se soigner.
L’urgence sanitaire et l’appel à la solidarité
Mais l’exil n’a pas mis fin à ses souffrances. Malgré la distance, les pressions ont continué, ses nouveaux contacts ayant été retrouvés par sa famille. Son état de santé, déjà précaire, s’est considérablement dégradé. Les examens médicaux en Belgique ont révélé de multiples pathologies, dont une insuffisance rénale sévère. Aujourd’hui, Iréné Dévi Hinsi est grabataire et dans une situation extrêmement vulnérable. Il ne peut ni retourner au Bénin, où sa vie serait en danger, ni subvenir seul à ses besoins médicaux et vitaux en Belgique. C’est pourquoi, through us, il lance un appel solennel aux autorités belges. Il implore une attention particulière et une assistance pour son plein épanouissement et sa survie. La Belgique, pays connu pour son engagement en faveur des droits de l’homme et son traditionnel accueil, est son dernier rempart. Au nom de la solidarité et de la compassion, il revient à l’État belge de lui offrir la protection et les soins dont il a urgemment besoin pour retrouver la santé et vivre enfin en liberté, loin de l’ombre d’un trône qu’il n’a jamais désiré.
Edmond HOUESSIKINDE