Docteur Boris Azonhè aux nouveaux maires : L’exigence du travail pour justifier la confiance

 Docteur Boris Azonhè aux nouveaux maires : L’exigence du travail pour justifier la confiance

Le scrutin communal et municipal du 11 janvier 2026 a installé aux commandes des 77 communes du Bénin une nouvelle génération d’édiles. Ces hommes et ces femmes, fraîchement élus, héritent désormais de la responsabilité entière de conduire le développement à la base. Leur mission quotidienne consistera à administrer leur territoire, à planifier des projets structurants et à exécuter des politiques publiques capables de répondre aux besoins essentiels des populations en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures et d’assainissement. Le défi est de transformer les promesses de campagne en réalisations tangibles.

Dans ce contexte de renouvellement des équipes municipales, une figure politique majeure a tenu à s’adresser directement à ces nouveaux responsables. Docteur Boris Azonhè, géoaménagiste de profession et l’un des membres fondateurs de l’Union Progressiste le Renouveau, a engagé un dialogue exigeant avec les 77 maires. Sa démarche, à la fois courtoise et ferme, vise à poser les bases d’une collaboration fructueuse entre les instances dirigeantes du parti et les nouveaux exécutifs locaux.

Il a d’abord tenu à exprimer sa gratitude envers chacun des élus. Ce geste de reconnaissance, loin d’être une simple formalité, salue l’engagement personnel de ces citoyens qui ont accepté de se mettre au service de leur communauté. Il reconnaît implicitement les sacrifices personnels et familiaux consentis pour briguer ces fonctions et pour s’engager dans la vie publique. Ce remerciement initial crée un climat de confiance propice à une collaboration future harmonieuse et constructive.

Outre ces civilités, le message du géoaménagiste porte une exigence fondamentale : celle du travail résolu et immédiat. Docteur Boris Azonhè invite solennellement les maires à se mettre à la tâche avec sérieux, abnégation et détermination. Cette invite n’est pas un simple encouragement, elle constitue une véritable feuille de route. Elle signifie que l’heure des discours et des promesses de campagne est définitivement révolue. Place désormais à l’action concrète, mesurable et visible par les populations. Le travail évoqué est celui de la gestion rigoureuse des deniers publics, de la recherche de solutions innovantes pour les défis locaux et de l’entretien permanent d’une relation de proximité avec les citoyens. C’est par ce labeur quotidien que se construira durablement la crédibilité des nouvelles équipes municipales.

Cette insistance sur le travail trouve sa source dans un enjeu politique majeur pour l’Union Progressiste le Renouveau : prouver que les instances du parti ont fait les bons choix. En tant que membre fondateur de cette formation politique, il mesure pleinement l’importance de cet aspect. La désignation des candidats et leur investiture par les structures partisanes résultent d’un processus long, parfois complexe, engageant la réputation et le jugement du parti. Le succès ou l’échec d’un maire rejaillit inévitablement sur l’image de la formation politique qui l’a soutenu.

Si un maire excelle dans sa mission, il conforte l’idée que l’appareil du parti a su identifier et promouvoir les bonnes compétences. À l’inverse, une gestion médiocre, des retards dans les réalisations ou des dérives pourraient jeter un discrédit sur le processus de sélection interne. Les 77 maires deviennent ainsi les ambassadeurs de la crédibilité de l’Union Progressiste le Renouveau et du Bloc Républicain sur l’ensemble du territoire national. Chaque commune, de Cotonou à Karimama, de Parakou à Grand-Popo, est une vitrine de l’action publique portée par les idées et les valeurs des deux partis.

L’appel du Docteur Boris Azonhè, en sa qualité de géoaménagiste, revêt également une dimension technique particulière. Sa formation et son expérience dans l’aménagement du territoire lui confèrent une légitimité supplémentaire pour évaluer les défis qui attendent les tout-nouveaux édiles. Il sait mieux que quiconque que le développement harmonieux d’une commune nécessite une vision cohérente de l’espace, une planification rigoureuse des infrastructures et une gestion durable des ressources. Les maires devront donc intégrer cette dimension dans leur action, en élaborant des plans de développement communaux réalistes et adaptés aux spécificités de leur territoire.

Fédérer les énergies autour de leur projet communal

Pour relever ce défi, ces nouveaux responsables devront faire preuve de qualités de leadership, de dialogue et de vision. Ils devront apprendre à fédérer les énergies autour de leur projet communal, en associant étroitement la société civile, les opérateurs économiques et les simples citoyens à la prise de décision. La diversité des 77 communes, avec leurs spécificités géographiques, économiques et culturelles, appelle des réponses adaptées et différenciées. Ce qui fonctionnera dans la métropole économique de Cotonou, dirigée par Luc Gnancadja, ne sera pas forcément pertinent dans la commune rurale de Karimama, conduite par Igouma Dourhaman. L’adaptabilité et la connaissance fine de son territoire sont donc des atouts indispensables pour chaque maire.

La liste complète des nouveaux maires, désormais connue de tous, constitue la nouvelle carte du pouvoir local au Bénin. Du maire Franck Kpassassi à Abomey jusqu’à Saidou Tidjani Barry à Gogounou, en passant par Zakarie Zul-Kifly à Parakou, Toukourou Rachadou à Porto-Novo ou Marguerite Agbanze à Toffo, chaque nom est désormais associé à une promesse de développement. Chaque édile portera sur ses épaules l’espoir de milliers de citoyens qui attendent des améliorations concrètes dans leur vie quotidienne.

Docteur Boris Azonhè, par son intervention, rappelle également que la confiance accordée par les instances des partis n’est pas un blanc-seing. Elle doit être entretenue et justifiée par des résultats tangibles. Les maires devront rendre compte régulièrement de leur gestion, non seulement à leur électorat, mais aussi à leur famille politique. Cette exigence de transparence et de redevabilité est fondamentale pour maintenir la cohésion et la dynamique.  C’est à cette condition que la décentralisation au Bénin pourra pleinement jouer son rôle de levier de développement et de renforcement de la démocratie à la base. Les mois à venir seront décisifs pour juger de la capacité de cette nouvelle génération d’élus à relever ce double défi : servir leur communauté et honorer la confiance de leur famille politique.

Damien TOLOMISSI

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