Présidentielle 2026 : La Cour constitutionnelle forme ses délégués électoraux

 Présidentielle 2026 : La Cour constitutionnelle forme ses délégués électoraux

A moins d’un mois de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, la Cour constitutionnelle du Bénin ne laisse rien au hasard. Depuis jeudi 12 mars 2026, elle a réuni ses cadres à Agoué, dans la commune de Grand-Popo, pour un atelier de formation des formateurs des délégués électoraux. Pendant trois jours, conseillers, directeurs techniques, assistants juridiques et rapporteurs adjoints ont échangé et actualiser leurs connaissances avant le grand déploiement sur le terrain.

Dans son discours, le Vice-président, Nicolas Assogba, qui a présidé l’ouverture des travaux, représentant le président empêché a tenu à rappeler l’importance de cette rencontre. Il a qualifié cette session d’étape cruciale pour garantir la transparence et la crédibilité du scrutin à venir. Il a souligné que l’élection n’est pas seulement une compétition politique, mais aussi un moment d’éducation civique. Pour que ce moment se déroule dans de bonnes conditions, il est indispensable de disposer d’acteurs compétents, neutres et intègres sur le terrain.

Le rôle de la Cour constitutionnelle dans le processus électoral est central. C’est elle qui examine les réclamations, gère les contentieux et proclame les résultats définitifs. Pour mener à bien cette mission, elle recrute et forme des délégués à tous les niveaux : départemental, communal et d’arrondissement. Ces hommes et ces femmes seront les yeux et les oreilles de la haute juridiction pendant le scrutin. Ils observeront le déroulement des opérations et relèveront les éventuels dysfonctionnements.

Nicolas Assogba a insisté sur l’importance de former des formateurs. Il a cité le pédagogue brésilien Paulo Freire pour appuyer son propos : l’éducation ne transforme pas directement le monde, mais elle transforme les personnes qui, à leur tour, transformeront le monde. Le formateur n’est donc pas un simple transmetteur de savoirs. Il est un guide méthodologique et un garant de la rigueur des règles électorales.

Après cette ouverture, le secrétaire général de la Cour, Docteur Gani Romuald Irotori, a précisé les objectifs de la formation. Il s’agit d’actualiser les connaissances des formateurs sur la mission d’observation, d’harmoniser la méthodologie et les messages clés, de maîtriser le guide du délégué et d’optimiser l’organisation sur le terrain. Les participants ont ensuite partagé leurs expériences. Les chefs d’équipe déjà déployés ont apporté leurs témoignages, permettant de mettre en lumière les acquis, de relever certaines faiblesses et de trouver des pistes d’amélioration.

Un temps fort de la journée a été la présentation sur la déontologie et la mission des délégués, assurée par le docteur Issaou Soumanou et modérée par le professeur Mocktar Adamou. Cette intervention a suscité un vif intérêt et donné lieu à des échanges nourris. Les fiches de formation destinées aux délégués ont ensuite été présentées par Evelyne Feliho Houaye. Ces outils visent à harmoniser les pratiques et à renforcer les compétences des acteurs sur le terrain.

Enfin, le rapport des délégués, document précieux pour le contentieux électoral, a été présenté par madame Carole Agbogla sous la modération du magistrat Christian Atayi. Ce document a été au centre de débats riches et constructifs, témoignant de l’engagement des participants à améliorer le dispositif pour que l’élection du 12 avril se déroule dans les meilleures conditions possibles.

Arnaud ACAKPO (Coll)

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