Patrice Motsepe : « …en aucun cas un pays ou une association membre ne sera traité de … »
Face aux journalistes, Patrice Motsepe, président de la Confédération Africaine de Football, lors d’une conférence de presse, a répondu à une question délicate. Un journaliste lui a demandé si la CAF favorise le Maroc. La réponse du président a été claire et ferme.
Patrice Motsepe a d’abord rappelé ses propos tenus dans une vidéo. Il a expliqué qu’il peut affirmer devant tous que la CAF traite tout le monde de manière juste et équitable. C’est un devoir que l’institution doit respecter. Il a ajouté que la Confédération Africaine de Football doit démontrer cette justice dans tout ce qu’elle fait : « Il ne faut pas dire une chose et que le comportement montre le contraire. »
Le président de la CAF a estimé qu’il ne serait pas bon pour le football africain qu’un pays soit perçu comme favorisé. Il a cité plusieurs nations à titre d’exemple, comme le Nigéria, l’Ouganda, la Côte d’Ivoire ou l’Éthiopie. « Aucun d’eux ne doit avoir le sentiment d’être traité de manière plus avantageuse qu’un autre », a-t-il affirmé.
Patrice Motsepe a souligné que la CAF est très attentive aux perceptions des acteurs du football. « L’institution écoute également les membres du Comité exécutif et les associations membres de la Confédération », a-t-il souligné. Il a confié qu’il bénéficie énormément des discussions privées avec ces différents partenaires.
Le président Motsepe a ensuite rappelé un principe important. On dit souvent que la justice ne doit pas seulement être rendue, mais qu’elle doit aussi être perçue comme telle. Selon lui, la CAF a une énorme responsabilité envers le football sur le continent et envers ses membres. L’institution doit veiller à ce qu’à tout moment, les normes les plus élevées soient respectées. Patrice Motsepe a invité les membres à faire savoir à la CAF s’ils estiment que ces normes ne sont pas respectées. Il a promis que la Confédération se conformerait à leurs remarques. Il a voulu rassurer son auditoire.
Pour conclure, le président de la CAF a été très direct. Il a assuré qu’aucun pays ni aucune association membre ne sera traité de manière préférentielle, plus favorable ou plus avantageuse qu’un autre pays. Il a martelé que cela n’arriverait jamais : « Mais je peux vous assurer, comme indiqué dans la déclaration que vous avez, que je suis très clair : en aucun cas un pays ou une association membre ne sera traité de manière préférentielle, plus favorable ou plus avantageuse qu’un autre pays. Cela n’arrivera jamais. »
Roméo AKLOZO