Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « L’homme a-t-il besoin de sa tête pour survivre »

 Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « L’homme a-t-il besoin de sa tête pour survivre »

Face aux défis d’un monde en perpétuelle mutation, la question du juste équilibre entre tradition et modernité ne cesse de tarauder les esprits en quête de repères. C’est à cette interrogation profonde que répond Dadah Bokpè Houézrèhouèkè, sage et guide spirituel, dans une réflexion inspirante où il convoque une image saisissante : un robot qui poursuit son combat après avoir perdu sa tête. Pour lui, cette scène est une révélation. Elle enseigne que l’esprit prime sur la matière et que la raison, si précieuse soit elle, ne saurait se suffire à elle-même. Il rappelle avec force que le cœur est le véritable siège de la sagesse divine. Lisez plutôt !!!

« Mes enfants, frères et sœurs de lumière, je vous salue dans la paix profonde qui émane du Très Haut. Récemment, une question m’a été posée avec insistance par l’un de nos frères en quête de sens. Il souhaitait comprendre pourquoi, dans plusieurs de nos réflexions partagées, nous évoquons cette image singulière de la tête posée dans la modernité tandis que les pieds demeurent fermement ancrés dans la tradition. Cette interrogation mérite une réponse claire et profonde, car elle touche à l’essence même de notre existence sur cette terre. Pour y répondre, laissez-moi vous emmener vers une image qui m’a été offerte récemment, une scène tirée d’un film où deux robots s’affrontent dans un combat acharné. À un moment saisissant, l’un des deux combattants perd sa tête. Et pourtant, contre toute attente, le combat se poursuit sans elle, comme si la volonté de vaincre habitait encore ce corps désormais privé de sa partie la plus noble. Cette image est d’une richesse infinie et porte en elle une révélation pour notre temps.

Mes enfants, que pouvons-nous apprendre de cette vision troublante ?

L’humanité d’aujourd’hui court après la matière, après les apparences et les conquêtes technologiques, sans toujours comprendre d’où jaillit véritablement la lumière divine. Cette image est un signe envoyé à notre génération pour lui rappeler que ce n’est pas la matière qu’il faut contempler dans l’Être. Ce qui façonne et guide la lumière de la nature humaine, ce n’est pas le corps ni ses attributs visibles. C’est l’esprit, ce souffle venu d’ailleurs qui habite chaque être depuis la nuit des temps. L’humanité est guidée par ce souffle divin, mais elle ne le reconnaît pas toujours. Elle cherche dans le monde extérieur ce qui ne se trouve qu’à l’intérieur. Elle s’agite dans la modernité sans prendre le temps de se tourner vers sa propre essence.

Que signifie alors la modernité pour nous, qui nous invite à offrir nos têtes en pâture aux sirènes du progrès ? Ô mes enfants de lumière, la tête n’est pas un ennemi. Elle est une protection que le Seigneur a placée sur vous pour filtrer, pour éclairer vos décisions. Elle vous permet de choisir entre la lumière supérieure et la lumière inférieure. Elle est un instrument précieux, mais elle ne doit pas devenir un maître. La modernité, avec ses avancées et ses promesses, nous tend les bras, mais elle ne peut nous offrir la plénitude si nous oublions d’où nous venons. La tête est le siège de la raison, mais la raison seule est limitée. Elle calcule, elle analyse, elle prévoit, mais elle ne saisit pas toujours l’essentiel.

Pourquoi alors rester fermement ancrés dans la tradition ?

Quelle que soit notre culture d’origine, la tradition est comme un tronc d’arbre. Un tronc ne peut se tenir debout sans ses racines profondément enfouies dans la terre. De même, les êtres humains ont besoin de prendre conscience de la lumière dont ils proviennent et de celle qui les accompagne intérieurement. Cette lumière est présente dans le sang, dans l’hérédité, dans ces mystères que la science, avec toute sa puissance, n’est pas encore parvenue à définir avec exactitude. Sans ce soutien, sans cette mémoire vivante, il est souvent très difficile de parcourir le chemin qui amène à bon port sur la voie de la providence, c’est à dire notre mission dans le temps et l’espace. La tradition est ce socle qui nous empêche de vaciller quand les vents de la modernité soufflent trop fort. Elle est le témoin silencieux de nos origines et le gardien de notre identité.

Et que nous recommandent maintenant ce contexte et cette image des robots se battant sans tête ?

Mes enfants de lumière, la lumière du centre est le chemin que les êtres humains doivent emprunter pour reconnaître l’être supérieur et y faire l’expérience renouvelée de la vérité. Ils doivent d’abord révéler et comprendre par eux-mêmes la lumière d’où ils viennent. Sans cette compréhension intime, ils ne peuvent espérer parcourir leur chemin dans cet univers de manière stable. S’ils avancent sans connaître leur propre lumière intérieure, celle-ci sera instable, semblable à une flamme agitée par le vent. C’est comme essayer de faire le grand écart en enjambant le chemin, une posture difficile et périlleuse. Une fois la lumière ordonnée, une fois que l’on a pris conscience de ses racines et de sa destination, on sait comment parcourir ce chemin. On sait d’où l’on vient et où l’on va. Alors la voie devient plus facile à maîtriser, plus droite et plus paisible.

Quel enseignement profond tirons-nous de tout cela, mes enfants de la lumière ?

La protection divine vous accompagne lorsque vous vous tournez purement et simplement vers le Seigneur. L’homme a besoin de sa tête pour s’organiser parmi ses semblables, pour bâtir des sociétés, pour échanger et pour créer. C’est une évidence. Mais cela ne suffit pas pour atteindre le pourquoi profond de notre présence sur terre. La tête calcule, elle raisonne, elle évalue les risques et les bénéfices. Elle aime à nous dire ce que nous ne devons pas faire, elle dresse des listes d’interdits et de précautions. Mais le cœur, lui, nous présente toujours ce qui est juste et nécessaire pour nous, ici et maintenant. Le cœur ne calcule pas, il ressent. Il perçoit la vérité au-delà des apparences. Le cœur est le siège de la sagesse divine, le lieu où résident toutes les grandes vérités.

Chers amis, ne négligeons jamais notre cœur. C’est ici, dans cette profondeur silencieuse, que se trouvent toutes les réponses dont nous avons besoin pour survivre aisément dans une paix bien profonde. Le cœur nous guide vers la dignité, cette qualité sublime que nos ancêtres appelaient l’Honneur. L’Honneur n’est pas une fierté orgueilleuse, mais une noblesse intérieure qui émane d’une vie vécue en accord avec sa conscience et avec le divin. Cultivons cette harmonie entre la tête et le cœur, entre la modernité et la tradition. Gardons nos yeux tournés vers l’avenir sans jamais oublier de nourrir nos racines. Car c’est ainsi que nous pourrons traverser les époques avec grâce et sagesse. Que la paix royale vous accompagne sur tous vos chemins. Que Dieu, dans son infinie miséricorde, vous bénisse et vous garde sous sa protection. Et que cette réflexion sur la lumière intérieure éclaire vos pas et vos choix pour les jours à venir. »

UNE REFLEXION DE DADAH BOKPE HOUEZREHOUEKE

Articles similaires

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *