CNOS-BEN et UNFPB unis pour l’après carrière : Anticiper la fin du jeu pour mieux vivre après

 CNOS-BEN et UNFPB unis pour l’après carrière : Anticiper la fin du jeu pour mieux vivre après

Julien Minavoa, président du Comité National Olympique et Sportif du Bénin (CNOS-BEN), a reçu dans l’après-midi du mardi 21 avril 2026, le vice-président de l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels du Bénin, Wenceslas Teko. Cette rencontre s’est déroulée au siège du comité olympique. Les deux hommes ont échangé sur un sujet essentiel mais souvent négligé : la reconversion des joueurs à la fin de leur carrière sportive. Ils ont également abordé la nécessité de mener des campagnes de sensibilisation autour de cette question.

Depuis près de vingt ans, le CNOS-BEN agit comme un pionnier sur ce thème. L’organisation encourage les athlètes à mieux préparer leur avenir après le sport. Cette approche suit les recommandations du Comité International Olympique, émises dès les Jeux de Londres en 2012. Malheureusement, les efforts restent insuffisants. Les sportifs béninois, concentrés sur leur performance immédiate, ne font pas toujours de cette préparation une priorité. Beaucoup ne s’investissent pleinement que trop tard.

Julien Minavoa a salué la démarche de l’UNFPB. Il a rappelé qu’il serait utile d’étendre cette réflexion à d’autres disciplines sportives, pas seulement au football. Son constat est amer : plusieurs anciennes gloires du sport béninois vivent aujourd’hui dans la précarité. Après avoir donné le meilleur d’elles-mêmes pour leur pays, elles subissent l’indifférence générale. Leur fin de carrière devient alors une épreuve silencieuse.

Wenceslas Teko partage ce constat et propose des solutions concrètes. Pour lui, la sensibilisation doit commencer tôt, bien avant le niveau professionnel. « Il est nécessaire d’intervenir dès les centres de formation et les clubs amateurs. Chaque jeune joueur doit comprendre que le terrain ne sera pas son unique refuge », a-t-il déclaré. Le vice-président insiste aussi sur la coopération entre toutes les parties prenantes : la ligue, la fédération, les clubs, et bien sûr l’UNFPB. « Nous devons travailler ensemble pour que la reconversion devienne une évidence et non une souffrance », a-t-il conclu.

Damien TOLOMISSI

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