Premiers jalons d’un septennat : Douze ministres conseillers pour épauler le chef de l’État
A peine deux semaines après avoir pris officiellement ses fonctions le 24 mai 2026, le président Romuald Wadagni poursuit l’organisation de son appareil dirigeant. Le tout premier gouvernement avait été installé le jour même de l’investiture. Désormais, c’est l’entourage immédiat du chef de l’État qui prend forme.
Un décret signé le 5 juin 2026 a officiellement désigné douze ministres conseillers à la présidence de la République. Cette décision annule et remplace un texte plus ancien daté du 6 janvier 2025, qui régissait auparavant ces mêmes postes. Une figure politique bien connue se démarque dans cette liste. Rachidi Gbadamassi, ancien député se voit confier le portefeuille de la Défense et de la Sécurité. Il s’agit d’un domaine stratégique et très sensible.
D’autres responsables viennent compléter ce dispositif. Nicaise Kotchami Fagnon aura la charge des Petites et Moyennes Entreprises, de la Promotion de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Ayibatin Jonas Hantan veillera sur les Sports, la Culture, les Arts et la Chefferie traditionnelle.
Les douze fonctions couvrent l’ensemble des secteurs essentiels de la vie nationale. On retrouve ainsi des conseillers dédiés aux Infrastructures, aux Affaires économiques, à la Justice, aux Relations extérieures, à l’Agriculture, à la Famille, à la Santé, à l’Énergie, à l’Eau et aux Mines. S’ajoutent à cela l’Enseignement maternel et primaire, ainsi que l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique.
Quatre femmes intègrent ce cercle rapproché. Il s’agit de Jeanne Adanbiokou Akakro, Eudoxie Dakpe, Mariam Djaouga Sacca et Rosine Dagniho. Leur présence témoigne de l’attention portée à la représentation féminine au sein des hautes sphères de l’État.
Par ces nominations, le président Romuald Wadagni termine la première phase d’organisation de son administration. Il bénéficie à présent d’une équipe soudée pour le seconder dans la gestion des affaires du Bénin. Les observateurs soulignent l’équilibre entre les compétences politiques et techniques, ainsi que la place faite aux femmes. Le travail de fond peut véritablement débuter.
Arnaud ACAKPO (Coll)