Intégration des Aspirants au Métier d’Enseignant : Romuald Wadagni, l’homme qui ne promet pas en vain

 Intégration des Aspirants au Métier d’Enseignant : Romuald Wadagni, l’homme qui ne promet pas en vain

Il y a des promesses qui s’envolent avec le vent de la campagne. Et il y a celles qui se transforment en actes. Vendredi 11 septembre 2026 au Palais de la Marina, Romuald Wadagni a prouvé au peuple béninois qu’il appartient à cette seconde catégorie d’hommes. Devant les représentants des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) le chef de l’État a posé un acte salvateur qui met fin à des années d’incertitude. Mieux il a tenu exactement la promesse faite quelques mois plus tôt en pleine campagne présidentielle.

En effet, c’est une promesse qui semblait trop belle pour être vraie et qui est pourtant devenue une réalité tangible vérifiable inscrite dans le marbre des décisions gouvernementales.  Retour en mars 2026. Le candidat Wadagni sillonne le pays à la rencontre des citoyens. À Tanguiéta au troisième jour de campagne il rencontre enseignants et sympathisants. La question des AME s’impose naturellement dans les échanges. Loin de l’esquiver il l’embrasse et prend un engagement clair devant une foule attentive. Il promet d’améliorer durablement les conditions de vie de ces acteurs du système éducatif de leur ouvrir les portes de la fonction publique et de leur garantir une retraite digne. Ses mots résonnent encore dans les mémoires collectives. Il avait déclaré que tous les AME allaient rentrer dans la fonction publique parce que la seule différence c’est la retraite. Il avait ajouté qu’il pouvait leur garantir une chose c’est qu’ils auraient droit à leur retraite et qu’on ferait en sorte qu’ils aient une bonne retraite et un bon niveau de vie. Il avait aussi annoncé des dispositions concrètes dès mai 2026 en cas de victoire. Élu il n’a pas oublié. Le vendredi 11 septembre l’engagement est devenu réalité. Entre la parole donnée sur les estrades poussiéreuses de Tanguiéta et l’acte posé dans le faste du Palais de la Marina il n’y a pas eu de dérobade pas de report pas de promesse édulcorée. Juste une trajectoire droite celle d’un homme qui considère sa parole comme un contrat moral avec le peuple. Cette constance force le respect même chez les plus sceptiques.

Ce qui a été décidé

La séance de travail a accouché de mesures précises pensées pour être justes et applicables. Premier pilier, le bénéfice de trois contrats successifs en qualité d’AME devient le critère fondamental d’éligibilité. Un socle simple vérifiable qui récompense l’expérience acquise sur le terrain. Deuxième pilier, l’ordre de traitement. La promotion de 2019 qui représente à elle seule plus de la moitié de l’effectif global sera intégrée en priorité. Sa finalisation complète conditionnera le passage aux promotions suivantes. Une manière d’éviter les frustrations et de garantir l’équité entre les différentes vagues d’aspirants. Troisième pilier, le critère de l’âge aligné sur l’article 12 du Statut général de la Fonction publique. La limite est fixée à 35 ans pour les catégories C et D et à 40 ans pour les catégories A et B. L’objectif est limpide, permettre au plus grand nombre d’atteindre les 15 années minimales de cotisation ouvrant droit à une pension de retraite. Autre avancée majeure il n’y aura pas de nouveau test. L’option du reversement qui aurait imposé une évaluation supplémentaire a été écartée. Place à un recrutement progressif sur titre fondé et sur la qualification déjà démontrée sur le terrain. Les enseignants seront intégrés sous le statut d’Agent Contractuel de Droit Public des Collectivités Territoriales Décentralisées. Ce choix offre une affiliation immédiate à la CNSS une gestion de carrière partagée entre les ministères et les collectivités et un accès facilité aux crédits bancaires. Ces mesures témoignent d’une volonté réelle de sortir ces travailleurs de la précarité.

Des syndicats satisfaits

Une telle décision ne se prend pas seul. La rencontre a réuni les ministres du Budget et de la Fonction publique de l’Enseignement secondaire et de l’Enseignement supérieur. Les faîtières des AME étaient présentes. Surtout les centrales syndicales les plus représentatives du pays ont pris part aux échanges. La COSI-Bénin la CSA-Bénin et la CSTB ont salué d’une seule voix cette avancée. Pour elles c’est une victoire du dialogue social et une reconnaissance de la dignité des enseignants. Leur présence et leur adhésion donnent à cette décision une légitimité supplémentaire celle du consensus national autour de l’école. Ce large rassemblement autour de la cause des AME montre que l’éducation est une priorité partagée par tous les acteurs de la nation.

En tenant sa parole Romuald Wadagni a envoyé un message fort à toute la nation. Au Bénin les promesses faites au peuple peuvent devenir des actes. Et cela aucun discours ne pourra l’effacer. Les enseignants peuvent désormais envisager l’avenir avec sérénité et confiance.

Cette même dynamique de tenir parole se confirme à l’école. Dès ce lundi 14 septembre 2026, jour de la rentrée scolaire 2026-2027 le président Romuald Wadagni franchit un cap historique en généralisant la gratuité de la scolarité des filles au secondaire sur toute l’étendue du territoire. Une décision majeure qui ouvre grand les portes de l’éducation à des milliers de jeunes filles longtemps freinées par le poids des frais scolaires. En quelques jours le chef de l’État aura donc posé deux actes forts pour la jeunesse en garantissant une retraite digne aux AME puis en assurant la scolarité gratuite des filles au secondaire. Une chose est désormais sûre au Bénin la parole donnée peut devenir une réalité vécue par le peuple

Damien TOLOMISSI

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