Déviances sur TikTok : Le CNIN frappe

 Déviances sur TikTok : Le CNIN frappe

La quête effrénée de popularité sur les réseaux sociaux peut parfois conduire à des dérapages graves. Deux jeunes femmes, actives sur la plateforme TikTok, ont récemment fait les frais de cette triste réalité. Le Centre National d’Investigations Numériques (CNIN) a procédé à leur interpellation ainsi qu’à celle de plusieurs de leurs complices. Les faits reprochés sont d’une gravité certaine : exhibition sexuelle en direct et tenue de propos obscènes et vulgaires lors de diffusions en ligne. Ce qui devait n’être qu’une recherche de vues et de notoriété s’est finalement terminé au poste de police, dans une tout autre atmosphère.

Les investigations menées par les agents du CNIN ne se sont pas arrêtées aux seules diffusions incriminées. La saisie des téléphones portables des suspectes a en effet permis de mettre au jour des preuves compromettantes. En dehors des infractions liées à l’exhibition sexuelle, les enquêteurs ont découvert des indices de cybercriminalité. Ces révélations alourdissent considérablement le dossier et pourraient entraîner des poursuites plus sévères encore à l’encontre des personnes mises en cause. L’affaire prend ainsi une tournure beaucoup plus sérieuse que celle d’un simple écart de conduite sur les réseaux sociaux.

Face à ce genre de dérive, le CNIN entend envoyer un message édifiant et sans ambiguïté à l’ensemble de la communauté numérique. La première affirmation est ferme : TikTok n’est pas une zone de non droit. Se dénuder ou étaler sa sexualité devant des milliers d’internautes ne relève en aucun cas d’une création de contenu légitime. Il s’agit d’un délit, clairement défini et puni par la loi béninoise. L’écran ne protège pas de la justice, bien au contraire, il laisse des traces numériques qui constituent autant de preuves exploitables.

Les complices ne sont pas en reste. Ceux qui encouragent, participent activement ou hébergent ces sessions honteuses s’exposent aux mêmes poursuites judiciaires que les auteurs principaux. La complicité est un délit pleinement reconnu par le code pénal, et le CNIN entend l’appliquer avec la même rigueur. Il ne s’agit plus d’une simple mise en garde mais d’une réalité juridique que tout internaute doit intégrer.

Le message est donc sans appel : la tolérance est désormais zéro pour la débauche et l’immoralité en ligne. La salubrité publique, concept que l’on associe souvent aux rues et aux espaces physiques, s’applique tout autant à nos écrans. Le CNIN veille et applique une politique d’intransigeance sur ce point. L’illusion de l’impunité derrière un écran est officiellement terminée. Les auteurs de ces agissements doivent comprendre que leurs actes ont des conséquences bien réelles.

Arnaud ACAKPO (Coll)

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