Jeux Olympiques de la Jeunesse/Athlétisme et natation : Le Bénin dans le grand bain régional

 Jeux Olympiques de la Jeunesse/Athlétisme et natation : Le Bénin dans le grand bain régional

Le compte à rebours est lancé. Dans quelques semaines, Dakar accueillera les Jeux Olympiques de la Jeunesse, du 31 octobre au 13 novembre 2026. Et le Bénin ne compte pas y aller en simple spectateur. Le Comité National Olympique et Sportif du Bénin a annoncé qu’un camp régional de préparation se tient depuis le 10 octobre et finira le 16 octobre à Saint-Louis, au Sénégal. Une initiative généreusement offerte par la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest.

Ils sont six à avoir répondu à l’appel. Le Bénin, bien sûr, mais aussi le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Togo et le Cap-Vert. Tous réunis autour de deux disciplines bien précises : l’athlétisme et la natation. L’idée est simple et ambitieuse à la fois. Offrir aux jeunes sportifs un espace où ils peuvent aiguiser leurs techniques, échanger avec d’autres talents de la sous-région et grandir ensemble. Car le sport de haut niveau ne se construit pas en solitaire.

Dans les rangs béninois, un nom attire l’attention. Kissagui Guera Ibrahim. Ce jeune athlète porte les espoirs du pays dans ce camp sénégalais. Arrivé à Saint-Louis dans la nuit qui a précédé le coup d’envoi des activités, il n’a pas perdu de temps. Dès le dimanche 11 octobre, les entraînements ont commencé. Sous l’œil vigilant d’Evrard Anayan, directeur technique national de la Fédération béninoise d’athlétisme, qui a fait le déplacement pour accompagner son poulain.

La première séance a mis l’accent sur la vitesse et la préparation physique. Après un échauffement soigné et des gammes éducatives de sprint, le jeune homme a enchaîné les répétitions sur 120 mètres. Puis sont venus les exercices de mobilité, pensés pour accompagner le travail physique déjà engagé. L’après-midi, place au repos et à la récupération, avec notamment des exercices en piscine. Cette alternance entre effort et récupération n’a rien d’un hasard. Elle traduit une préparation sportive structurée, où la progression du corps doit aller de pair avec une gestion intelligente de la charge d’entraînement.

Les activités se déroulent à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Un cadre idéal pour les athlètes. Les séances d’athlétisme sont pilotées par le directeur technique national de la Fédération sénégalaise d’athlétisme, avec le concours des entraîneurs et des directeurs techniques nationaux présents. Chacun apporte sa pierre à l’édifice. Et chacun repart avec quelque chose en plus dans sa besace.

Car au-delà des athlètes, ce sont aussi les encadreurs qui profitent du dispositif. Détecter un talent ne suffit pas. Il faut ensuite le faire grandir, le suivre, le planifier, le comprendre. Le renforcement des capacités des entraîneurs est donc un enjeu de taille. Ce camp offre à ces hommes et ces femmes de terrain l’occasion de confronter leurs méthodes, de partager leurs expériences et d’approfondir leur connaissance des exigences de la performance.

Le soutien de la CEDEAO dans cette affaire n’est pas anodin. Il dit quelque chose de fort. Le sport est un levier de développement pour la jeunesse ouest-africaine. En réunissant six nations autour de l’athlétisme et de la natation, l’institution régionale encourage la circulation des savoir-faire et la mutualisation des compétences. Une dynamique qui profite à tous et qui rappelle que la performance africaine repose sur la formation, la transmission et l’accompagnement continu des talents.

Pour le Bénin, cette participation s’inscrit directement dans la préparation de sa délégation aux JOJ Dakar 2026. Le Comité national olympique et sportif du Bénin salue l’initiative et encourage chaleureusement Kissagui Guera Ibrahim ainsi que son encadrement à poursuivre leurs efforts. Il réaffirme aussi son engagement à accompagner les jeunes talents, à renforcer les capacités techniques et à promouvoir les valeurs olympiques.

Jusqu’au 16 octobre, l’enjeu est clair à Saint-Louis. Tirer le meilleur de chaque séance, progresser, apprendre. Pour le jeune athlète béninois et son équipe, ce rendez-vous régional est une étape de travail précieuse avant le grand saut olympique. Entre sueur, partage et coopération, le Bénin trace sa route vers Dakar. Et il compte bien y faire parler de lui.

K. MAHOUTONDJI

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