Les Démocrates en pleine turbulence : Qui dérange tant ?
A quelques mois des élections générales de 2026, le parti Les Démocrates (LD) vit au rythme de l’implosion. Autrefois perçus comme une alternative crédible, ils traversent une crise si profonde qu’elle semble désormais ingérable.
Les observateurs assistent, médusés, à une scène devenue courante : des membres du parti Les Démocrates se livrent dans l’ombre à des accusations mutuelles et creusant un peu plus les fractures internes. Loin des débats d’idées, ces querelles ressemblent à une guerre de positions personnelles, où l’intérêt du parti a cédé la place aux ambitions individuelles et aux rancunes. Cette division n’est pas un simple désaccord tactique. Elle est devenue l’identité même du mouvement, au point où l’opposition qui est censée accuser le pouvoir en place se dirige davantage vers ses propres membres.

Yayi, premier responsable du naufrage ?
Dans cette turbulence, la responsabilité de Boni Yayi ne peut-être épargnée. Loin d’être un facteur d’unité, son leadership est devenu le principal problème. Son style de gouvernance interne, perçu comme autoritaire par certains a poussé de nombreuses figures historiques du parti à adopter la méfiance. Raison pour laquelle certains observateurs se demandent : Pourquoi ses prises de position et ses choix stratégiques attisent régulièrement le feu des divisions ? A la lecture, il semble que la lutte politique est progressivement devenue une affaire personnelle, centrée sur la figure de Yayi, au détriment d’un projet collectif porté par le parti.

Que reproche-t-on à Éric Houndété ?
Au cœur de cette tempête, la figure de Joël Aïvo a souvent été montrée du doigt (Confère 2021). Mais aujourd’hui, un autre nom revient avec insistance : Eric Houndété. La question mérite d’être posée : que fait-il de si mal ? Houndété incarne-t-il une ligne politique différente ? Porte-t-il des idées qui dérangent ? Ou représente-t-il simplement une alternative crédible au leadership actuel, une voie que certains jugent plus pragmatique et moins clivante ? S’agit-il de débats de fond légitimes, ou simplement de la crainte de voir émerger un rival capable de ravir une place que d’autres considèrent comme leur chasse gardée ?
Les Démocrates ne peuvent aujourd’hui s’en prendre qu’à eux-mêmes. Leurs divisions ne sont pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques et de méthodes de direction. Tant que la priorité ne sera pas la refonte en profondeur de leur mode de fonctionnement et le retour à un projet fédérateur, leur déclin semble inéluctable. Le pouvoir en place n’a, finalement, plus grand-chose à faire. Les démocrates ont intérêt à s’occuper de leur problème pour la bonne image de la démocratie béninoise.
LA REDACTION