Affaiblir le mal par l’indifférence : Quand l’âme choisit la lumière

 Affaiblir le mal par l’indifférence : Quand l’âme choisit la lumière

Il existe une vérité essentielle que la vie elle-même nous enseigne : souvent, lutter directement contre le mal, le défier ou vouloir lui prouver sa faiblesse relève de l’illusion. Bien que cette réaction soit compréhensible, elle ne fait en réalité que le renforcer. C’est la réflexion que nous propose Dadah Bokpè Houézrèhouèkè, qui partage ici son analyse et ses conseils.

Notre première intuition, lorsqu’un sentiment négatif, une tentation ou une énergie sombre se présente, est de nous braquer. Nous voulons le démonter, lui prouver par A + B qu’il ne vaut rien, lui crier notre supériorité. C’est là que réside l’erreur fondamentale. En agissant ainsi, nous lui accordons toute notre attention. Nous lui confirmons, par notre acharnement, qu’il est suffisamment important pour mobiliser nos forces et notre temps. Nous le validons dans son existence. Supposez un enfant qui réclame de l’attention par des bêtises. Plus vous le grondez, plus il persévère, car il obtient ce qu’il cherche : votre regard. Le principe est similaire. En nous obstinant à vouloir prouver la nullité du mal, nous lui offrons malgré nous un statut, une valeur. Nous le nourrissons involontairement avec notre propre énergie.

La vraie stratégie : renforcer la forteresse intérieure

La méthode la plus puissante n’est pas dans l’attaque, mais dans la consolidation. Pour véritablement lutter contre le mal, il faut apprendre à oublier son existence. Non pas en étant naïf ou en niant la réalité de l’ombre, mais en redirigeant toute notre focalisation vers ce qui construit.

Cela passe par un renforcement constant de sa prière dans le positif du soi. Prier, ce n’est pas seulement réciter des mots ; c’est ancrer en soi la gratitude, la confiance en la vie et en la bonté de l’Éternel. C’est alimenter quotidiennement la flamme de l’amour, de la paix et de la foi. Lorsque votre esprit est habité par cette lumière, l’obscurité n’a plus de place pour s’installer. Parallèlement, l’action est cruciale. Il s’agit de « faire que du bien ». Des actes simples, désintéressés, ancrés dans la générosité et le respect de l’autre. Chaque action positive est comme une pierre ajoutée à la construction d’une forteresse autour de votre âme. Ces actes vous alignent avec les forces de la création et vous rendent vibratoirement inaccessibles aux basses énergies.

Face à une personne constamment positive, qui agit dans le sens de la vie et du bien, le mal « a vraiment du mal à lui rendre la vie dure ». Il peut tenter, vous envoyer des épreuves, mais il ne pourra jamais remporter de victoire durable. Pourquoi ? Parce que vous ne lui offrez plus de prise. Vous ne réagissez plus. Vous ne le nourrissez plus de votre peur ou de votre colère. Privé de cette nourriture, il s’affaiblit, perd de son influence et finit par se retirer, incapable de trouver une faille dans votre armure de lumière.

La rencontre des belles âmes : le summum de la paix

C’est cette compréhension qui m’amène à insister sur cette phrase intéressante : « La vie est paisible quand deux belles âmes se rencontrent et agissent dans la volonté de l’Éternel. » Une belle âme n’est pas une âme parfaite, mais une âme en chemin, qui cherche à aligner ses pensées et ses actes sur le positif et le bien. Lorsque deux êtres ainsi alignés se rencontrent, ils ne gaspillent pas leur énergie dans des conflits ou des jeux de pouvoir. Leurs interactions sont fluides, constructives et portées par une intention commune : servir une volonté supérieure, celle de l’Amour et de la Création. Dans cette harmonie, la paix n’est pas un idéal à atteindre, mais une réalité vécue au quotidien.

En résumé, Dieu ne lutte pas contre le diable ou le mal. S’il en était autrement, cela supposerait que Dieu lutterait contre Lui-même. En effet, puisque Dieu a créé l’homme à Son image, il devrait être logique pour ce dernier qu’un combat direct contre le mal ne soit plus nécessaire. L’essentiel pour l’homme est plutôt de tout mettre en œuvre pour s’élever vers Dieu, le Créateur du ciel et de la terre, qui a déjà tout mis à notre disposition par l’intermédiaire de nos « Tohios » et des divinités de notre sublime culture vodoun.

Le mal n’est, en réalité, que ce qui s’oppose à nous, ce que nous retrouvons peut-être, mais qui nous aide à mieux comprendre et à intégrer dans notre existence terrestre ce que Dieu nous laisse vivre par notre libre arbitre, chaque jour où nous ouvrons les yeux à la lumière du soleil. Alors ne combattez pas l’ombre avec les poings. Allumez une lumière si puissante en vous qu’elle deviendra la seule réalité que vous connaîtrez. Cultivez votre jardin intérieur avec tant d’amour que les mauvaises herbes n’auront tout simplement plus la place de pousser. C’est le chemin le plus sage, le plus efficace et le plus paisible.

Une réflexion de DADAH BOKPE HOUEZREHOUEKE

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