5ème édition des DSI Awards Bénin : Le numérique au service des champs
C’est dans une ambiance d’effervescence et de franche conviction que le top départ de la 5ème édition des DSI Awards Bénin a été donné, vendredi 28 novembre 2025, à la salle des fêtes « Majestic » de Fidjrossè. Placé sous le haut patronage du ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané, cet événement phare du Club DSI Bénin a rassemblé start-up innovantes, partenaires économiques et décideurs publics autour d’une ambition commune : faire du numérique le catalyseur de la transformation structurelle de l’agriculture béninoise.
Le thème de cette édition, « E-agriculture, catalyseur d’une nouvelle génération d’agriculteurs : attirer, former et retenir les talents », s’inscrit parfaitement dans le sillage des réformes engagées par le gouvernement du Président Patrice Talon. Celles-ci placent le secteur agricole, pilier historique de l’économie, au cœur d’une modernisation accélérée par le digital. En ouvrant officiellement la compétition, le ministre Abdoulaye Bio Tchané a souligné le rôle désormais central de la technologie : « Grâce à l’IA aujourd’hui, nos producteurs ont accès à l’information. Le téléphone est devenu un outil de production de valeur… Voilà ce que le numérique apporte : la connaissance et la performance. » L’objectif est de dépasser l’image d’une agriculture purement manuelle pour construire un écosystème connecté, intelligent et attractif pour les jeunes talents. « Le constat est clair, l’agriculture n’est pas seulement un métier de la terre. Elle devient numérique, connectée et intelligente », a affirmé Fabrice Dako, président du Club DSI Bénin. Il a lancé un avertissement visionnaire : « Dans moins de dix ans, le pays qui ne digitalise pas son agriculture dépendra de ceux qui l’ont fait. Je suis sûr qu’aucun d’entre nous ne voudra que le Bénin soit spectateur. »

Le numérique, un levier stratégique face aux défis contemporains
Les interventions ont toutes convergé vers un même diagnostic : face aux défis climatiques, à la pression démographique et à l’impératif de sécurité alimentaire, le numérique n’est plus une option mais une nécessité. Innocent Togla, représentant le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a détaillé les avancées permises par la Stratégie nationale d’agriculture numérique. « Le système de collecte de données agricoles via des terminaux mobiles, la gestion des importations agricoles, la mise en relation des acteurs… Ces innovations ont permis d’améliorer la productivité, de renforcer la résilience des exploitations et d’assurer une meilleure traçabilité », a-t-il énuméré.
Concrètement, l’E-agriculture apporte une modification profonde du quotidien des acteurs. Les capteurs fournissent des données précieuses pour optimiser l’irrigation et les apports d’engrais. Les plateformes digitales facilitent l’accès au marché, la commercialisation des produits et l’approvisionnement en intrants. La gestion des risques climatiques et le partage des connaissances s’en trouvent révolutionnés. « L’E-Agriculture n’est pas seulement un produit mais l’accélérateur d’une agriculture moderne et productive », a résumé le ministre Bio Tchané.
Les DSI Awards, pour célébrer et accélérer l’innovation
Le lancement de cette 5e édition a vu une mobilisation massive de la communauté tech et agricole. Jeunes pousses, fournisseurs de solutions, responsables d’entreprises et acteurs de la société civile étaient présents pour ce rendez-vous de l’excellence. Les DSI Awards 2025 vont récompenser les deux meilleurs projets parmi dix catégories, réparties au sein des administrations publiques, des entreprises privées, des établissements d’enseignement et de la société civile. Cette compétition vise à identifier, valoriser et stimuler les initiatives les plus prometteuses qui font dialoguer l’agronomie et le digital.
Plus qu’un concours, cet événement se positionne comme une plateforme de dialogue et de fertilisation croisée. Fabrice Dako a d’ailleurs salué les experts et invités nationaux et internationaux venus partager leurs expériences lors de panels riches en enseignements. Cette synergie entre le secteur public, le privé et le monde associatif est perçue comme le carburant essentiel de la transformation.
F. AKODODJA