Patrice Talon sur « Vision Bénin 2060 Alafia » : « Elle est une promesse, un engagement, un cap »
Le Bénin a désormais une étoile polaire pour guider ses pas collectifs vers l’avenir. Lors de la présentation solennelle de la Vision Bénin 2060 Alafia, le président Patrice Talon a exposé avec une clarté remarquable la feuille de route stratégique qui doit conduire la nation vers un destin de paix, de prospérité partagée et de rayonnement. Ce discours, à la fois profond et accessible, dessine la meilleure vision possible pour toute la Nation Béninoise car elle est ancrée dans le réalisme, portée par l’unité et projetée par l’ambition collective. Il ne s’agit pas d’une simple projection utopique, mais d’un plan d’action rigoureux, né d’un diagnostic approfondi et adossé aux transformations déjà engagées avec succès.
D’entrée de jeu, le chef de l’État a posé les fondations philosophiques de tout édifice national durable. « Bâtir un pays, poser les fondements solides de son développement socio-économique durable, nécessite un travail rigoureux, assidu et persévérant », a-t-il affirmé, soulignant que cette entreprise « ne s’accommode pas d’approximation, de précipitation ou de facilité ; mais qui nécessite courage, planification, méthode et patience. » Ce rappel est crucial. Il inscrit la Vision 2060 non dans le registre de la fantaisie, mais dans celui de l’effort continu et méthodique. Le président a ensuite établi le lien direct entre cette discipline de travail et les progrès actuels. « Cela, nous l’avons compris désormais au Bénin et, depuis 2016, nous avons engagé… la transformation de notre pays dans tous les domaines. » Les fruits de cette rigueur sont, selon ses mots, « visibles, tangibles, vécus. » Ils se traduisent par « la dignité retrouvée », « l’espoir qui renaît » et surtout par « la fierté d’appartenir à une nation qui avance avec détermination et de manière irréversible. » Cette évocation des acquis n’est pas une autosatisfaction, mais la démonstration qu’une vision ambitieuse doit s’appuyer sur un présent transformé. C’est sur ce socle de crédibilité que se construit l’édifice du long terme.
C’est alors que le président Talon a introduit le cœur de sa philosophie de gouvernance, une phrase forte qui résume une exigence de responsabilité historique : « Cependant, Mesdames et Messieurs, gouverner, ce n’est pas seulement transformer le présent. C’est aussi et surtout préparer l’avenir. » De ce principe découle tout le reste. La Vision 2060 est la réponse institutionnelle à cette obligation. Elle n’est pas un vœu pieux, mais un « engagement » et un « cap » gravés dans la loi, transcendant les agendas politiques éphémères pour se placer résolument « dans le temps long de la nation ». En adoptant la loi portant Vision nationale, « la République a fait un choix responsable : celui de penser au-delà de l’urgence, de planifier au-delà des mandats. » Cette approche est la meilleure qui soit, car elle immunise le projet de développement contre les soubresauts politiques et l’ancre dans une continuité d’État inédite. Elle offre « notre boussole commune sur les 35 prochaines années », garantissant que « chaque décision publique prise aujourd’hui engage le destin de demain. »

Une vision de Lumière
La grandeur de cette vision réside ensuite dans son caractère profondément inclusif et collectif. Le président Patrice Talon a martelé avec une conviction communicative que « le développement n’est jamais l’œuvre d’un homme, ni d’un gouvernement seul. » La réussite du Bénin Alafia dépendra de la mobilisation de toutes les énergies vives de la nation. Le lancement de la phase de dissémination est ainsi « une invite solennelle adressée à tous : institutions, collectivités territoriales, entreprises, organisations de la société civile, citoyens. » Cette convocation à la co-construction est un acte de sagesse politique et de confiance dans le peuple. Elle reconnaît une vérité fondamentale, magnifiquement exprimée par le chef de l’État : « C’est dans la diversité des talents, la complémentarité des forces et l’unité des volontés que se construit la puissance d’une Nation. » En faisant de la Vision une « culture nationale », un « réflexe collectif » et une « exigence quotidienne », le projet transcende le cadre étatique pour devenir le patrimoine commun et le projet de vie de chaque Béninoise et chaque Béninois.

Un horizon qui s’annonce radieux
La promesse de la Vision Alafia est à la fois ambitieuse et concrète. Elle propose un horizon où le Bénin, dans une synthèse équilibrée, « fait le choix de conjuguer souveraineté et ouverture, enracinement et rayonnement, identité et universalité. » Pour passer de la promesse à la réalité, le président Patrice Talon a insisté sur l’appropriation pratique dans tous les segments de la société. « Pour qu’elle produise tous les effets attendus, cette Vision doit vivre », a-t-il déclaré, avant d’énumérer ses terrains d’incarnation : « dans les écoles, collèges et universités, pour former des citoyens conscients, exigeants et responsables ; dans les villages et les villes… dans les administrations… dans les marchés. » Cette déclinaison montre que la vision n’est pas un rêve lointain, mais un cadre d’action immédiat dont le but est de « transformer l’espérance en action, l’action en résultats. »

Pour terminer, le président Talon trace une voie exigeante, noble et résolument tournée vers l’avenir. Il est porté par une conscience aiguë de la temporalité historique. « Dans quelques mois, un cycle institutionnel s’achèvera. Mais la Nation, elle, demeure. Et ce que nous aurons semé aujourd’hui dépassera nos personnes, nos fonctions et notre temps. » Cette humilité face à l’histoire renforce la légitimité du projet. La meilleure preuve de la justesse et de la force de cette vision est dans l’image puissante et fédératrice qu’il a proposée en finale : celle du Bénin célébrant, en 2060, le centenaire de son indépendance. À cette date, la génération actuelle pourra regarder le chemin parcouru et dire, « où que nous soyons, avec sérénité et fierté : nous avons tenu parole. » Cet horizon n’est pas une fin en soi, mais la démonstration qu’ « un pays, quels que soient sa taille, ses atouts et ses contraintes, lorsqu’il est porté par une grande Vision, peut devenir, grâce au travail de ses enfants, un Monde de Splendeurs. »
Damien TOLOMISSI