Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « La maladie, miroir de l’âme »
Dadah Bokpè Houézrèhouèkè, sage gardien des connaissances ancestrales, nous offre ici une vision profonde et apaisante sur le sens des maladies. Selon lui, toute souffrance du corps porte en elle un message de l’invisible. Loin d’être une punition, la maladie devient une chance pour l’homme de se rapprocher de son origine véritable et de rétablir l’harmonie perdue avec la nature, le Créateur et lui-même. Voici sa parole.
« Nous avons été souvent questionnés sur la cause des maladies de l’homme. Cette interrogation revient sans cesse dans nos rencontres et nos échanges avec les personnes en quête de sens, parfois épuisées par la souffrance, parfois perdues face aux traitements qui ne suffisent pas. Pour y répondre aisément, nous devons d’abord comprendre que toute action entraîne une réaction. Autrement dit, tout effet possède sa cause, et même les causes ont d’autres causes si nous considérons l’immensité infinie de l’univers. Rien n’arrive par hasard. Le hasard n’est que le nom que nous donnons à ce dont nous ignorons encore l’origine profonde.
On ne voit pas la vie, mais on voit les manifestations de la vie. Ce que l’on observe n’est toujours qu’une petite partie par rapport à ce que l’on ne perçoit pas. Tout comme on ne peut pas voir les pensées et les sentiments, mais seulement les différentes expressions des actes qui en résultent. Cette vérité fondamentale devrait guider notre regard sur le monde et sur nous-mêmes. Si vous voyez un arbre, vous savez qu’il y a des racines invisibles sous la terre. De même, derrière chaque maladie visible se tiennent des racines invisibles dans l’âme, dans l’histoire de la personne, parfois même dans celle de ses ancêtres.
Le Créateur a émané l’homme dans la création pour poursuivre sa création. Mais l’homme est tombé en disgrâce à cause de ses actes de vices et doit maintenant apprendre à voir derrière les choses. L’homme doit ainsi apprendre par tous les moyens à comprendre les relations entre la nature, l’homme et Dieu. De cette manière, il pourra exploiter les forces positives et les appliquer à son état d’âme pour reprendre sa place initiale dans l’univers. C’est là tout le sens du mot vodoun que l’on traduit par vo bo doun, c’est à dire la force qui relie le visible à l’invisible.
C’est dans ce contexte que l’homme, dans sa quête, n’arrive pas souvent à poursuivre son chemin parce qu’il se laisse détourner par les forces négatives présentes dans l’univers. La peur, la colère, la jalousie, l’envie, les paroles non dites, les secrets de famille, tout cela crée des déséquilibres. Souvent, c’est la disharmonie de l’homme avec les forces invisibles qui engendre les maladies ou d’autres dysfonctionnements dans la vie des hommes. De ce fait, nous dirons qu’une maladie est l’effet d’un dysfonctionnement entre le dedans de l’homme et son corps, ou encore entre le visible et l’invisible. Le corps parle quand l’âme ne peut plus se taire.
Chaque maladie est un signe très fort pour l’homme, l’invitant à prendre conscience de quelque chose qui n’est pas en accord avec l’invisible et qui le concerne directement. Naturellement, nous devons prendre soin de notre corps. La médecine moderne est un cadeau précieux pour soulager la douleur et réparer ce qui peut l’être. Mais parallèlement, il est conseillé de chercher la cause invisible de ce fait. Dans notre aire culturelle, nous avons la possibilité de consulter le fâ ou d’autres médiums, en prenant soin de vous rassurer de la sainteté du médium. Dans d’autres cultures, nous avons la méditation personnelle qui constitue ici un moyen assez sûr, si l’on utilise une bonne méthode. Le silence intérieur, l’observation de ses rêves, l’écoute des coïncidences, tout cela peut ouvrir une porte.
La maladie en tant que telle peut être considérée comme une chance dans notre vie si, en première ligne, nous l’acceptons et la traitons physiquement en ce qui concerne le corps, mais aussi spirituellement en ce qui concerne l’âme. Surtout, ce dernier aspect doit être le plus important, car il s’agit de la cause primordiale qui doit être transformée pour ne pas causer d’autres effets encore plus graves. Une cause invisible non réglée est comme une graine empoisonnée qui repousse sans cesse, parfois sous une autre forme, ailleurs dans le corps ou dans une autre période de la vie.
Je souhaite partager avec vous un exemple parmi tant d’autres, et que j’aime à rappeler pour éveiller les consciences. Un jour, on nous avait présenté une malade du cancer dont l’état devenait plus grave, au point que les médecins ne savaient plus quoi faire. Cette dame, assez riche mais très malade, avait cherché le soutien des plus grands experts de ce monde sans résultat concluant. Après nos recherches fondées, nous avons reçu l’information qu’elle regardait trop la télévision. C’est ainsi qu’elle absorbait très rapidement et surtout émotionnellement les images négatives se passant dans ce monde, notamment les informations télévisées d’actualité. Son âme se nourrissait chaque soir de violence, de peur et de mort. Elle fut très étonnée de la réalité que nous lui avons révélée, d’autant plus que nous ne connaissions pas son ménage. Elle a vivement confirmé nos paroles.
Après avoir appliqué nos conseils pendant deux semaines de suite, en arrêtant de regarder ces émissions et en remplaçant ce temps par des prières et des moments de silence en nature, les métastases ont diminué considérablement, à l’étonnement des médecins traitants. Trois mois de suite, cette dame est venue nous voir avec considération et remerciement parce qu’elle était complètement guérie. Il existe encore plusieurs autres cas dont nous nous gardons le secret de révéler ici, par respect pour l’intimité des personnes et la puissance des forces en jeu. Nous avons fait l’expérience et nous sommes plus que convaincus. Une maladie est bien visible, mais l’invisible en est hors de la portée des yeux de celui qui n’est pas initié. C’est pourquoi l’humilité est la première des guérisons. Que la paix royale vous accompagne et que Dieu vous bénisse. »
UNE REFLEXION DE DADAH BOKPE HOUEZREHOUEKE