Pour vol et recel de moto dans la commune de Zè : Deux individus arrêtés
Le dimanche 6 septembre 2026 le commissariat d’arrondissement de Zè a procédé à l’interpellation et au placement en garde à vue de deux individus spécialisés dans la soustraction frauduleuse et le recel.
Tout commence dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5septembre 2026, aux environs de 03 heures du matin. Profitant du sommeil de plomb d’une citoyenne, le suspect principal s’est introduit à son insu dans ses quartiers privatifs après avoir forcé la porte d’entrée. Il est reparti crânement au guidon d’une moto de marque Wave Honda. Pour tenter de blanchir l’objet du délit, l’indélicat a dissimulé soigneusement le deux-roues chez son acolyte. Ensemble, le binôme de choc a négocié la vente de l’engin au marché noir à Allada au prix dérisoire de 110.000 francs CFA. L’acheteur, désormais qualifié de tierce personne en fuite, pensait sans doute avoir fait l’affaire du week-end.
Mais c’était sans compter sur la réactivité des fins limiers de la police républicaine. Les diligences d’enquête et les investigations menées tambour battant ont mis une telle pression sur le receleur que ce dernier a préféré prendre la poudre d’escampette, abandonnant le bien recelé sur le bas-côté. La suite de la procédure n’a laissé aucun répit aux suspects. Localisés à Zè Zoungbomey, les deux compères, repris de justice, ont été interpellés sans ménagement. Lors de leur interrogatoire, les suspects sont passés à table. Ils ont reconnu l’intégralité des faits, confessant au passage avoir déjà dépouillé la moto de sa plaque d’immatriculation pour brouiller les pistes.
Cette affaire illustre la détermination des forces de l’ordre à lutter contre la délinquance dans le département de l’Atlantique. Le vol de deux-roues est un fléau qui touche de nombreuses familles béninoises. La moto est souvent le seul moyen de transport pour se rendre au travail ou pour exercer une activité génératrice de revenus. En privant une citoyenne de son bien, ces individus ont non seulement commis un délit, mais ils ont également porté atteinte à son quotidien et à sa sécurité. Heureusement, grâce à la vigilance et à la réactivité des enquêteurs, cette affaire a pu être résolue rapidement. Actuellement soumis au régime de la garde à vue, les deux compères méditent sur leur sens des affaires et leur maladresse. Ils seront présentés au Procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe d’Allada dans les prochains jours. Justice sera ainsi rendue.
Patrice ADJAHO


