Démantèlement choc au quartier Ahouantonkomè : Fin de cavale pour le roi des cambrioleurs
Alors que la ville aux trois noms (Porto-Novo) s’éveillait à peine, le commissariat du 1er arrondissement a porté une attaque décisive contre l’insécurité. Une opération d’une discrétion absolue a permis d’arrêter un individu que les services de recherche traquaient depuis de longues semaines. Cet homme, connu dans toute la capitale sous plusieurs surnoms inquiétants, a été surpris en plein acte. Son forfait du jour consistait à cambrioler une paisible demeure du quartier Ahouantonkomè. Pris la main dans le sac, le suspect n’a pas eu le temps de s’enfuir.
Mais cette arrestation n’était que la partie visible de l’iceberg. Les enquêteurs ont vite découvert que ce malfrat était le maillon d’une chaîne beaucoup plus large. Les informations recueillies sur place ont révélé son implication dans une série impressionnante de vols de motos dans tout le département de l’Ouémé. Le dernier exploit en date de ce réseau concernait une moto de marque PCX ainsi que plusieurs téléphones portables dérobés chez des particuliers. Les investigations minutieuses menées par le Commissaire Marcien Delidji et ses éléments ont permis d’identifier d’autres complices.
L’un des coups de théâtre de cette matinée est venu de Djrègbé. C’est là que les forces de l’ordre ont mis la main sur un receleur attitré. Cet individu avait quitté Cotonou très tôt avec un objectif précis. Il venait récupérer une moto Haojue 115 contre la coquette somme de 180 000 francs CFA. Son arrestation a coupé net cette transaction malsaine. La population locale, souvent victime de ces actes odieux, pousse un immense soupir de soulagement. Les félicitations pleuvent sur la police républicaine.
Une précision importante vient éclairer le profil du chef présumé de ce réseau. Cet homme n’en est pas à son premier affrontement avec la loi. C’est un repris de justice bien connu des tribunaux. Il a déjà effectué plusieurs séjours derrière les barreaux pour des faits graves, notamment des vols à main armée. Sa remise en liberté précédente n’avait visiblement pas suffi à le dissuader. Cette fois, le filet s’est refermé sans possibilité de fuite. Grâce à l’efficacité opérationnelle du commissaire Delidji et de ses hommes, les nuits de l’Ouémé vont redevenir plus calmes. La traque continue cependant, car d’autres complices pourraient encore courir. Mais un grand coup vient d’être porté.
Aristide CODO-TOAFODE