Le projet YES souffle un vent nouveau : Former des jeunes bâtisseurs dans chaque communauté

 Le projet YES souffle un vent nouveau : Former des jeunes bâtisseurs dans chaque communauté

Au Bénin, un vent nouveau souffle sur la jeunesse. Ce vent porte un nom simple et fort : le projet YES. Derrière ces trois lettres se cache une ambition généreuse. Celle de prendre cent (100) jeunes garçons et filles venus de tous les horizons et d’en faire des bâtisseurs. Non pas des bâtisseurs silencieux, mais des voix qui comptent dans l’élaboration des politiques publiques. Le Ministère des Sports, avec l’aide précieuse du Fonds des Nations Unies pour la Population, a décidé de miser sur la force tranquille de la jeunesse.

Le Bénin a choisi de miser sur un pari audacieux. Il s’agit de former cent (100) jeunes pour devenir, dans leurs villages et leurs villes, de véritables ambassadeurs du changement. Également ces derniers seront capables de parler d’équité entre les hommes et les femmes tout en maîtrisant les sujets de santé sexuelle et reproductive, de résilience face aux difficultés, de leadership et de participation citoyenne.

A cet effet, il y a quelques jours, dans la ville de Natitingou, une première cohorte de cinquante (50) jeunes a reçu cette formation précieuse. Les sourires sur leurs visages en disaient long sur l’importance de ce qu’ils venaient d’apprendre. Mais l’aventure ne s’arrête pas là. Le mardi 12 mai 2026, c’est à Kandi, à l’Hôtel Saka Kina, que la deuxième cohorte a officiellement débuté. Cinquante (50) nouveaux jeunes, issus principalement du monde associatif, se sont levés pour dire oui à l’engagement. C’était une cérémonie simple mais chargée de sens.

Très ému, Judicaël Biaou, Directeur de la Jeunesse, des Loisirs et de la Vie Associative, Judicaël Biaou dans son speech a tenu à remercier celui sans qui rien n’aurait été possible. Je le cite : « Je voudrais, à l’entame de mon propos, remercier le Ministre Benoît Dato dont le leadership et la vision ont permis l’implémentation, depuis l’année dernière, de cette formation sur cette même thématique précise. » Ces mots sonnent juste. Ils rappellent qu’une belle idée a besoin d’une main ferme pour devenir réalité.

Il n’a pas oublié non plus les partenaires qui ont cru en ce projet. Il a exprimé sa gratitude envers l’UNFPA et le Royaume du Luxembourg. Sans leur appui constant, jamais cette aventure n’aurait pris son envol. La formation ne se limite pas à des discours. Elle prépare concrètement les jeunes à s’asseoir à la table des décisions. L’objectif du Ministère des Sports est double. D’abord, renforcer la contribution des jeunes à la vie économique, sociale et politique du Bénin. Ensuite, créer un vivier de talents capables de concevoir, d’analyser et de porter des politiques publiques adaptées aux réalités de chaque terroir.

Judicaël Biaou a insisté sur un point fondamental. Il faut impliquer davantage les jeunes filles et les jeunes garçons dans les processus de gouvernance. Sans leur participation active, le développement durable restera un vœu pieux. La jeunesse n’est pas l’avenir lointain. Elle est le présent. Elle est cette force qui peut déplacer des montagnes si on lui donne les bons outils. Les cinquante jeunes de cette deuxième cohorte ont reçu un conseil précieux. Qu’ils fassent preuve de discipline, d’engagement et de sérieux. Qu’ils ne laissent pas filer cette chance. Car après la formation, ils devront retourner dans leurs organisations respectives et transmettre ce qu’ils ont appris.

Devenir ambassadeur du changement n’est pas un titre vide. C’est une responsabilité. Chaque jeune formé devra irradier autour de lui. Il devra montrer l’exemple. Il devra expliquer à ses camarades comment on construit une politique publique, comment on défend l’équité, comment on protège sa santé et celle des autres. Ainsi, cent jeunes deviendront mille, puis dix mille. C’est ainsi que se transforme un pays. Non pas par décret, mais par l’engagement silencieux et obstiné de ceux qui ont décidé de prendre leur destin en main.

Pour terminer, il souligne que le projet YES est une belle promesse. Mais une promesse dira-t-il n’est rien sans ceux qui la portent. « Aux jeunes de Kandi, de Natitingou et de tous les départements, nous disons : le pays a besoin de votre fougue et de votre sagesse. Allez, apprenez, partagez, bâtissez. La nation vous regarde et croit en vous.»

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