Planter aujourd’hui pour demain : Un Bénin plus vert grâce à ses enfants
Le lundi 1er juin 2026, une douce effervescence régnait à l’École Primaire Publique Hêkandji de Tori Bossito. La 42ème édition de la Journée nationale de l’arbre y était célébrée, donnant le coup d’envoi officiel de la campagne de reboisement 2026-2027. Placée sous le thème inspirant « Enfants, ambassadeurs des forêts engagés pour un Bénin verdoyant », cette commémoration, instituée dès 1985, s’est déroulée simultanément dans les douze départements du pays. Autorités, forestiers, élus locaux, partenaires et simples citoyens se sont rassemblés autour d’une ambition commune : restaurer durablement les espaces boisés de la nation.
La cérémonie était présidée par le ministre du Cadre de vie et des Transports chargé du Développement durable, Georges A. ALÉ, entouré de plusieurs personnalités de marque. Le ministre de l’Enseignement secondaire, Clément Kouchadé, le général de corps d’armée Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major général des Forces armées béninoises, ainsi que les autorités départementales et communales ont tous salué l’importance de cette initiative. Leur présence conjointe traduit un message clair : la protection de l’environnement n’est pas l’affaire d’un seul ministère, mais une responsabilité partagée par tous les leviers de la société.
Le maire de Tori Bossito et le préfet de l’Atlantique ont pris la parole pour rappeler des évidences trop souvent oubliées. L’arbre protège les sols contre l’érosion, améliore la qualité de l’air, régule le climat local, et contribue à la sécurité alimentaire, hydrique et sanitaire des populations. Planter un arbre, c’est bien plus qu’un geste symbolique. C’est un acte de prévoyance qui profite aux générations futures.
La vision gouvernementale prend racine
Dans son discours, le ministre Georges A. Alé a réaffirmé avec force la volonté du gouvernement de faire du Bénin un pays plus vert, plus résilient, plus respectueux de sa biodiversité. Il a mis en lumière le rôle déterminant des enfants, désormais ambassadeurs des forêts. Ce choix n’est pas anodin. En impliquant les plus jeunes, on cultive dès l’école primaire une conscience écologique durable. L’enfant qui plante un arbre aujourd’hui deviendra l’adulte qui protégera demain la forêt.
Le ministre a également présenté les grands axes de la politique nationale de reboisement. Parmi eux : le reverdissement des espaces publics, la restauration des terres dégradées, la création de poumons verts en milieu urbain, et la promotion d’essences locales parfaitement adaptées aux écosystèmes béninois. Autant de mesures concrètes qui transforment l’ambition en actions visibles.

5.000 plants pour un avenir meilleur
Le moment fort de cette journée fut sans conteste la mise en terre de 5.000 plants de diverses espèces. Chaque trou creusé, chaque tige déposée, chaque motte recouverte de terre humide a symbolisé un engagement collectif renouvelé. Le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, tout en saluant les progrès accomplis en 42 ans, a lancé un appel solennel : il faut renforcer l’entretien des plantations et intensifier la mobilisation citoyenne. Planter est un début, mais veiller à la croissance des jeunes pousses est tout aussi essentiel.
Une initiative d’une importance capitale
Cette journée dépasse largement le cadre d’une simple commémoration. Elle illustre la détermination du gouvernement béninois à bâtir un pays plus durable en associant étroitement les enfants et les communautés locales à la préservation du patrimoine forestier national. Dans un contexte de changement climatique et de déforestation accélérée, ce type d’initiative n’a rien d’accessoire. Il s’agit d’une réponse concrète, pédagogique et collective à l’un des plus grands défis de notre époque. Grâce aux petits ambassadeurs des forêts, l’avenir du Bénin s’annonce plus vert, plus frais, plus vivant.
Arnaud ACAKPO (Coll)