Dr Boris Azonhè à propos de la nouvelle loi sur l’environnement : « C’est un vote pour l’avenir de la nation »
L’adoption de la nouvelle loi sur la protection de l’environnement marque un tournant décisif dans la vie de notre pays. Pour Docteur Boris Azonhè, Géo-environnementaliste de profession, ce vote est bien plus qu’une simple formalité administrative. C’est une déclaration d’intention, un engagement ferme en faveur d’un avenir durable pour notre nation.
La nouvelle loi se distingue d’abord par son ambition et sa portée. Avec ses 145 articles répartis en 24 chapitres et 08 titres, elle aborde l’ensemble des problématiques environnementales modernes. La protection des récepteurs naturels, la lutte contre les pollutions, l’évaluation environnementale des projets, la gestion des nuisances, tout est désormais encadré par un arsenal juridique cohérent et harmonisé. Docteur Boris Azonhè, fort de son expertise en Gestion de l’environnement et en Aménagement du territoire, salue la clarté et la modernité de ce dispositif. Il confie à la presse son sentiment d’avoir participé à une œuvre utile pour la nation. Selon lui, « ce texte incarne une vision partagée de l’écologie, loin des approches sectaires ou purement répressives ». Il affirme avec conviction que « la protection de notre cadre de vie doit être l’affaire de tous et que cette loi en donne les moyens. »
Le changement fondamental introduit par ce texte réside dans la redistribution des rôles. Jusqu’à présent, l’État central portait seul le fardeau de la protection de la nature, ce qui a souvent conduit à des blocages et à une application lacunaire des mesures sur le terrain. Désormais, la loi associe officiellement les collectivités territoriales décentralisées, les entreprises privées et les organisations de la société civile à la gestion écologique. Il insiste sur cette dimension participative qui, selon lui, « est la clé du succès ». Il souligne toutefois que cette responsabilité élargie doit s’accompagner de moyens conséquents. Les communes, qui héritent de prérogatives accrues, devront bénéficier d’un plan national de soutien logistique et financier pour mener à bien leurs missions. Ce point a été longuement discuté avec les élus locaux, conscients à la fois des opportunités et des défis que représente cette nouvelle donne.
L’harmonisation des textes juridiques constitue un autre progrès majeur. La nouvelle loi a été conçue pour s’articuler parfaitement avec le Code pénal, le Code de procédure pénale, le Code d’hygiène publique ou encore le Code pastoral. Cette convergence permet de mettre fin aux contradictions qui entravait l’action des juges et des agents de contrôle. Docteur Boris Azonhè se réjouit de cette cohérence d’ensemble qui renforce l’efficacité du système. Il souligne également un travail de discernement en matière de sanctions. Certaines peines initialement prévues dans le projet ont été supprimées par les commissaires de la Commission du Plan afin d’éviter les doubles peines. Les infractions correspondantes sont désormais renvoyées vers les textes sectoriels spécialisés, ce qui garantit une gradation juste et adaptée des réponses pénales. Une marque de maturité qui témoigne de la qualité du débat parlementaire.
Sur le plan économique, la loi innove en instaurant un équilibre entre contrainte et incitation. Conscient de la fragilité des petites et moyennes entreprises, le législateur a prévu des mesures d’accompagnement pour faciliter leur transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Le Géo-environnementaliste insiste sur cette approche pragmatique qui, selon lui, « conjugue l’impératif écologique avec la nécessité de maintenir un tissu économique dynamique ». A l’en croire, il ne s’agit pas de brider l’activité mais de l’orienter vers un modèle durable. Cet équilibre est perçu comme une avancée sociale majeure, car il protège à la fois la planète et les emplois. Les entreprises pourront bénéficier d’un soutien spécifique pour se conformer aux nouvelles normes, sans que cela ne pénalise leur compétitivité. Une preuve concrète que l’écologie et le développement peuvent aller de pair.
Il précise que ce nouveau cadre juridique apporte des réponses claires aux défis de santé publique et de sécurité. La gestion des pollutions et des nuisances est désormais plus stricte, et la protection du milieu humain contre les risques industriels ou agricoles est renforcée. L’évaluation environnementale obligatoire pour tout projet d’envergure constitue un garde-fou supplémentaire contre les décisions irréversibles. Pour terminer, Docteur Boris Azonhè félicite le gouvernement béninois et les députés et regarde l’avenir avec confiance : « Les bases d’une écologie responsable et partagée sont désormais posées, et c’est à nous tous de les faire vivre sur le terrain »
Damien TOLOMISSI


