Relais communautaires d’Agblangandan : Une Messe d’action pour rendre grâce à l’Éternel

 Relais communautaires d’Agblangandan : Une Messe d’action pour rendre grâce à l’Éternel

Les relais communautaires du Guichet unique de protection sociale de l’arrondissement d’Agblangandan ont rendu grâce à Dieu pour leur avoir permis de rester en bonne santé. Ils ont organisé une messe d’action de grâce samedi 25 juillet 2026 à l’église du Christianisme Céleste de Davankin. Cette célébration fut également l’occasion de prier pour le Chef de l’État Romuald Wadagni et pour la nation tout entière.

Les relais communautaires sont des acteurs de terrain qui servent d’intermédiaires entre les ménages et les centres de santé. Leur cahier de charges prévoit des visites à domicile au moins deux fois par semaine. Ceux qui ont deux cents ménages à charge doivent effectuer quatre cents visites hebdomadaires. « Ce qui lui fait pratiquement 40 visites par jour pour atteindre son objectif hebdomadaire. Une fois devant les ménages, il faut s’enquérir de l’état de santé de ce qui y vivent, les sensibiliser sur les maladies transmissibles et non transmissibles et les référer dès que possible dans les centres de santé » informe Ricardo Assoclé, relais communautaire. Par ailleurs, ils doivent sensibiliser les ménages aux bonnes pratiques d’hygiène afin de réduire les maladies épidémiques. Après plusieurs années de travail, les relais communautaires ont vu leurs conditions de travail s’améliorer grâce au gouvernement béninois. Ils disposent aujourd’hui de vélos, de bottes et d’autres équipements. « Ce n’est pas facile comme mission. Donc après des mois et des années de travail, nous nous dits qu’il est important de rendre grâce à Dieu pour nous avoir gardé en bonne santé. Aussi faut-il prier pour les autorités, en l’occurrence le Chef de l’État, Romuald Wadagni, les ministre de la santé mais également à nos responsables du guichet unique de protection et aux populations auprès desquels nous sommes missionnés » a déclaré Emmanuel Avléssi.

Ce samedi 25 juillet, ils ont loué Dieu pour ses bienfaits, prié pour les autorités et dansé. « Ce pour quoi vous êtes appelés, faites-le avec courage, abnégation et sens du service. C’est un travail et s’il y a pas l’amour, vous ne pouvez pas bien l’accomplir » a conseillé le responsable de l’église célébrant la messe. Après l’office, ces relais communautaires se sont retrouvés à l’arrondissement d’Agblangandan pour un agapè fraternel. Ils ont saisi cette occasion pour échanger sur leurs rôles et sur les moyens de mieux servir la population afin d’atteindre les résultats attendus.

Les difficultés du métier

La première difficulté réside dans la relation avec les populations, souvent réticentes à collaborer. « Parfois, la population n’est pas disponible à nous recevoir. Quand vous allez dans les maisons, (souvent deux fois par semaine) pour demander d’après leur état de santé. Selon eux, c’est embêtant. Et ils nous reçoivent mal. Mais on essaie de les calmer car c’est notre mission » explique Yvette Adétoutou. L’autre obstacle est lié à la distribution des moustiquaires. « Ça nous a créé beaucoup de problèmes. Parce qu’il y avait une clé de répartition qu’on a reçu. Mais selon la population, c’est nous qui décidons de combien de moustiquaires ils vont recevoir et sur le terrain, les gens nous injurient » ajoute-t-elle.

En somme, les relais communautaires saluent la stratégie gouvernementale. « Une belle politique que le gouvernement a mise en place. Parce qu’il y a des gens, quand ils tombent malades, ils ne veulent pas aller à l’hôpital, sous prétexte qu’ils n’ont pas l’argent. Donc, dès que nous détectons des cas, nous référons aux centres de santé et on les soigne » renseigne un relais communautaire pour témoigner de l’utilité de ce dispositif

Arnaud ACAKPO (Coll)

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