Nouvelles règles pour les véhicules importés : L’AJDMDB éclaire les acteurs
L’importation des véhicules d’occasion au Bénin connaît un tournant décisif depuis le début du mois d’août 2026. La Direction Générale des Douanes a mis en place une procédure renouvelée pour encadrer le transfert de ces biens vers les parcs de vente. Cette réforme, qui s’inscrit dans une volonté de modernisation, vise à apporter plus de rapidité, de transparence et de contrôle dans les opérations douanières. Cependant, comme toute nouveauté, elle a suscité des interrogations et quelques malentendus parmi les professionnels du secteur.
Pour mieux comprendre cette évolution, il faut rappeler le principal changement. Désormais, chaque mouvement de véhicules d’occasion vers les parcs de vente doit être accompagné d’une déclaration spécifique appelée IM8 8400. Cette formalité administrative est essentielle car elle permet de générer deux documents clés : l’attestation d’importation et l’autorisation de change. Grâce à ce nouveau dispositif, les opérations sont plus fluides et mieux suivies, ce qui réduit les risques d’erreur et de fraude.
Toutefois, l’application de cette mesure a créé une certaine confusion chez certains acteurs. Des rumeurs ont circulé, laissant croire que la réforme s’appliquait à tous les mandataires ou aux véhicules déjà stationnés dans les parcs avant la date du 3 août. Il s’agit d’une méprise. En réalité, la nouvelle procédure concerne uniquement les gestionnaires de parcs et les importateurs. Les véhicules qui se trouvaient déjà sur les sites avant la mise en œuvre de la réforme seront intégrés progressivement dans le système. Aucun blocage ni sanction n’est prévu à leur égard. Les professionnels qui éprouvent des difficultés sont invités à se rendre directement auprès du Receveur Véhicules Automobiles pour obtenir des éclaircissements et un accompagnement personnalisé.
Dans un souci de pédagogie et pour apaiser les esprits, la Douane a sollicité un délai de réflexion auprès de la BCEAO. Un moratoire de trois mois a été accordé. Cette période transitoire offre aux gestionnaires et aux importateurs le temps nécessaire pour assimiler les nouvelles règles, poser leurs questions et s’adapter en douceur. La BCEAO, en acceptant cette mesure, entend garantir que les transactions financières liées aux importations de véhicules demeurent sécurisées et parfaitement transparentes.
Au cœur de ce dispositif de sensibilisation, l’Association des Jeunes Déclarants et Mandataires en Douane (AJDMDB), présidée par Marouf Salami, joue un rôle essentiel. Elle s’est mobilisée pour expliquer la réforme avec des mots simples et accessibles. L’association rappelle les bons gestes à adopter et dissipe les doutes. Son président insiste sur la nécessité de rassurer les professionnels et de les soutenir dans cette transition. La Douane peut compter sur ce partenaire pour faciliter le dialogue et la compréhension des nouvelles exigences.
Par ailleurs, une autre mesure mérite l’attention des importateurs. Les véhicules en transit ne doivent en aucun cas être abandonnés sur la voie publique. Le stationnement sauvage, devant les hôtels ou dans les ruelles, est strictement interdit. Même si les formalités douanières sont en cours, tout véhicule garé en dehors des garages ou parcs autorisés s’expose à une saisie. Cette règle vise à mettre fin au désordre urbain et à fluidifier la circulation dans les villes. Les autorités entendent ainsi rappeler que le respect de l’espace public est une obligation pour tous.
Cette réforme marque une avancée significative pour le secteur automobile béninois. Elle modernise les pratiques douanières, sécurise les échanges et renforce la crédibilité du marché. L’association présidée par Marouf Salami appelle l’ensemble des acteurs à collaborer pleinement, à observer les consignes et à éviter tout stationnement anarchique. Avec l’engagement de tous, cette transition pourra se dérouler dans les meilleures conditions et devenir une réussite pour le commerce national.Patrice ADJAHO


