Incendie suspect à Agla : La police découvre des cachets
Jeudi 13 août 2026, aux alentours de midi, la circulation au carrefour Agla à Cotonou a été marquée par un événement pour le moins inhabituel. Un véhicule en feu a soudainement attiré l’attention des passants et des agents de police en charge de la régulation dans ce secteur. Surpris par les flammes qui commençaient à lécher le capot, le conducteur a choisi la fuite plutôt que de chercher à maîtriser l’incendie. Il a rapidement abandonné son bien sur place, espérant sans doute passer inaperçu et échapper à toute forme de contrôle.
Ce comportement suspect n’a pas échappé aux forces de l’ordre. Alertées par la population, elles se sont approchées du véhicule en feu pour tenter de comprendre les circonstances exactes de cet incident. Le conducteur, lui, s’était déjà éloigné, arpentant les ruelles pavées d’Agla pour brouiller les pistes. Il pensait avoir réussi à duper les éléments du commissariat du treizième arrondissement de Cotonou en jouant la carte de l’automobiliste en détresse. Mais son stratagème a rapidement volé en éclats.
La curiosité des policiers et les témoignages des riverains ont poussé à une inspection minutieuse du véhicule. Ce qui devait être une simple intervention pour un incendie a pris une tout autre tournure lorsque les enquêteurs ont découvert le véritable contenu du chargement. Dissimulée à l’intérieur du véhicule, une quantité impressionnante de produits psychotropes a été mise au jour. Il s’agit de plaquettes de Tramacking, un médicament détourné de son usage thérapeutique et consommé comme stupéfiant.
Les agents ont procédé au décompte précis des colis abandonnés. Le total s’élève à 26560 plaquettes, chacune dosée à 250 milligrammes. Une cargaison de grande envergure dont la destination finale reste encore inconnue. Les investigations devront déterminer la provenance exacte de ces cachets et l’identité du commanditaire de ce transport. Le conducteur, taximan de façade et passeur de métier, a pris la fuite, laissant derrière lui son véhicule et ses précieux colis.
Le véhicule, immatriculé à l’étranger, a été tracté par les services compétents et placé en fourrière. Les analyses se poursuivent pour tenter d’identifier le propriétaire du véhicule et, par ricochet, le conducteur qui a pris la poudre d’escampette. Les autorités espèrent ainsi remonter la filière et démanteler ce réseau de trafic illicite.
Patrice ADJAHO


