Opération coups de balai au marché PK3 : Sept trafiquants présumés sous les verrous
Une opération de sécurisation menée par le commissariat du 1er arrondissement de Cotonou a permis d’interpeller sept individus suspectés de trafic de chanvre indien et de produits psychotropes. Les faits se sont déroulés le samedi 22 août 2026, aux alentours de 18 heures, dans les abords immédiats du marché moderne PK3, que les populations connaissent également sous le nom de nouveau Missèbo. Cette descente, menée avec précision et discrétion, s’inscrit dans la volonté ferme des autorités policières de faire respecter les textes et règlements de la République, et de lutter sans relâche contre la circulation des substances prohibées.
L’équipe d’intervention, composée de fonctionnaires de police aguerris, a déployé un dispositif tactique particulièrement bien rodé. Faisant preuve d’un flair remarquable, les agents ont choisi de concentrer leurs efforts sur une zone stratégique, à savoir les caniveaux situés aux abords du marché. Ce secteur, fréquemment utilisé par les trafiquants pour dissimuler leurs activités, est devenu le théâtre d’une opération d’une grande efficacité. C’est dans ce cadre que les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation simultanée de sept individus. Pour la plupart, ces hommes exercent officiellement la profession de démarcheurs, une activité qui leur permet de circuler librement dans le marché et ses alentours. Mais derrière cette couverture légitime, ils se livraient à des activités hautement suspectes. Les griefs retenus contre eux sont graves : détention, vente et consommation de stupéfiants et autres substances psychotropes. En d’autres termes, l’herbe n’était pas tendre pour ces messieurs, et ils ont été pris la main dans le sac.
Après les interpellations, les agents ont rigoureusement respecté les règles de la procédure pénale. Ils ont procédé à des palpations de sécurité et à des fouilles corporelles approfondies, conformément aux textes en vigueur. Ils ont également effectué une perquisition minutieuse des lieux où les suspects opéraient. La pêche s’est avérée particulièrement fructueuse pour la patrouille, qui a mis la main sur une véritable pharmacie clandestine à ciel ouvert. Les saisies sont éloquentes : plusieurs comprimés de produits appelés King Royal et King Feu, des noms qui n’ont de royal que l’apparence, car ces substances sont loin d’être nobles. Les agents ont également découvert des boulettes de chanvre indien soigneusement conditionnées, des dispositifs destinés à la consommation, communément appelés Kocha, ainsi que des emballages de We Top. Mais la découverte la plus significative fut sans doute une liasse de billets d’un montant total de 106 125 Francs CFA, identifiée comme le produit direct du trafic de la journée. L’ensemble de ces éléments, qui constituent autant de preuves accablantes, a été immédiatement placé sous scellé, conformément à la loi, et mis à la disposition de Monsieur le Procureur de la République pour la suite de la procédure judiciaire.
Les sept contrevenants ont été conduits au poste de police pour y être placés sous le régime de la garde à vue. Ils ont désormais tout le loisir de méditer sur leur sens des affaires, mais cette fois-ci entre quatre murs, loin des allées du marché. L’enquête policière se poursuit activement, et les autorités entendent bien faire toute la lumière sur ce réseau qui sévissait à proximité du nouveau Missèbo.
Le Commissaire du 1er Arrondissement de Cotonou, dont l’autorité et la détermination sont connues de tous, a tenu à délivrer un message d’une fermeté absolue à l’issue de cette opération. Il a déclaré sans ambages que la zone du nouveau Missèbo « ne deviendra en aucun cas la plaque tournante des narcotrafiquants locaux. » Il a solennellement réaffirmé l’engagement des forces de police à refouler tout deal illicite dans ce grand centre commercial, qui doit rester « un lieu d’échanges légitimes et non un repaire d’activités criminelles. » Le message est sans équivoque : les démarcheurs de l’illicite, comme il les appelle, doivent comprendre que la police veille et qu’elle a le bras long. La tolérance zéro est de mise, et ceux qui s’aventurent sur cette voie dangereuse s’exposent à des conséquences sévères. La lutte est loin d’être terminée, mais ce succès montre que la police est sur le terrain, déterminée et efficace.
Patrice ADJAHO


