Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « Le renouveau de la lumière intérieure »
Dans un monde où les tentations et les comparaisons égarent trop souvent les chercheurs de vérité, Dadah Bokpè Houézrèhouèkè nous offre une parole claire et profonde. « Le renouveau de la lumière quand on a perdu le chemin dans le sable », dit-il, nous invite à cesser d’envier les autres pour nous tourner vers notre propre intérieur. Il nous rappelle que l’éducation véritable commence par l’esprit et non par l’apparence, et que seule la responsabilité envers le divin permet de retrouver l’ordre et l’unité. Une sagesse à méditer pour guérir les égarements de notre temps.
« Beaucoup de gens, aujourd’hui, s’engagent sur un chemin spirituel, trouvent une méthode ou un enseignement, puis s’égarent. Ils perdent la direction, pris par les tentations. Cet égarement, c’est se perdre soi-même alors qu’on avait commencé la route. Pourquoi quitte-t-on la voie ? Souvent à cause de la jalousie et de l’envie : on regarde les autres avant de se regarder, on convoite leurs biens ou leurs succès sans chercher à comprendre qui ils sont vraiment. Ce feu intérieur qui nous brûle, c’est le poison de la comparaison. Quand on prend conscience de la perte, il faut chercher la raison en soi, non dans les autres ou les circonstances. On oublie son propre moi pour courir après des lumières extérieures, aveuglées par des apparences. Si l’on appliquait à soi-même la bienveillance qu’on accorde aux autres, on irait bien plus loin. La jalousie et l’envie sont des punitions que l’on s’inflige, elles empoisonnent l’âme et éloignent la clarté.
Pour ne pas s’écarter du chemin divin, il faut comprendre la puissance de la pensée : on sème soi-même son destin. Il s’agit de se former en profondeur, de suivre sa voie tout en accomplissant son travail profane avec honnêteté. Avoir les pieds dans la terre et la tête tournée vers Dieu, tel est l’équilibre qui laisse circuler la lumière. La lumière de la création est infinie ; si l’homme ne considère que la matière, il n’en récoltera qu’une lumière limitée. Il doit s’orienter vers le supérieur, et la lumière matérielle en découlera naturellement. L’ordre est rétabli : la lumière du Divin illumine le physique de l’intérieur. Si on l’envisage hors de la matière, elle se corrompt, car elle perd sa source vivante.
Sur la voie divine, on se sent souvent seul, même entouré. Mais cette solitude n’est qu’un sentiment : l’intérieur n’est jamais seul, seul l’extérieur peut paraître vide. On ne peut changer l’essence des autres ; seul le Seigneur le peut. Notre rôle est d’être présent, d’écouter, d’aimer sans imposer.
Il m’a été demandé d’aborder ce sujet dans le champ de l’éducation. L’éducation actuelle fait honte aux gens, elle les pousse à reconnaître leurs défauts, mais souvent à enfouir leur lumière au lieu de la révéler. Elle devrait au contraire aider à recevoir la lumière de la nécessité et à éclairer celle de l’ordre et de l’unité. L’éducation ne se limite pas à l’école ; elle commence et s’achève sur la voie divine. Aujourd’hui, on se préoccupe plus de l’apparence que de l’être intérieur. Les valeurs de guidance, d’excitation spirituelle et de responsabilité ont perdu leur sens pour beaucoup. On oublie la responsabilité envers Dieu, qui est de façonner son esprit pour que l’esprit forme la matière, et non l’inverse.
Pour que l’éducation retrouve l’accès auprès de Dieu, il faut mieux comprendre la lumière de l’ordre, de la vérité, de la pureté et du divin – elles sont une dans l’être. Le pentagramme le symbolise : la lumière de la création y est enfermée, depuis son intérieur, puis dispersée dans le monde. Elle montre le chemin vers la lumière supérieure, comme une étoile guide la nuit. L’homme a abandonné la lumière intérieure pour ne chercher que l’extérieur. Dans la société, les valeurs matérielles priment sur le soi et les valeurs profondes. On peut mentir, tromper, si l’on a de l’argent, on est estimé. Cette inversion est source de souffrance.
L’homme doit puiser en lui, façonner la lumière de l’intuition, travailler ses valeurs intérieures. Ce travail sur le développement de sa personnalité lui permet de recevoir les vibrations de l’unité et d’expérimenter le Moi Supérieur. S’il cesse ce travail, il ne connaîtra jamais la lumière qu’il détient. Il est pourtant maître de lui-même, maître dans la nature, lumière qui unit le supérieur et l’inférieur. Le Moi Supérieur est une seule lumière, qui révèle la vérité, l’unité, la pureté et la divinité dans une même harmonie. Le Seigneur ne laisse pas tomber ses enfants quand ils l’appellent, mais ils n’appellent pas, ne voient pas, n’écoutent pas. Il se tait et regarde, jusqu’à ce que la lumière se tourne vers Lui. L’éducation doit être façonnée dès la petite enfance. Ce que l’on façonne chez les enfants aujourd’hui explique les combats des adultes : ils se battent pour des causes superficielles dans un monde pollué par les valeurs, au lieu de chercher l’unité profonde. L’homme qui contredit l’ordre divin veut régner sur Dieu, mais la lumière du Seigneur ne lui correspond pas. Les enfants devraient recevoir un enseignement qui leur fasse connaître l’ordre véritable, l’effet du Seigneur et Sa parole. L’enfant est le commencement, le lieu où la lumière de l’ordre est semée ; seule une bonne utilisation de cette lumière permet la récolte.
Tant de souffrances psychiques aujourd’hui viennent de ce que l’homme a quitté l’ordre intérieur et cherche la lumière dans l’apparence extérieure. Il se perd et ne peut plus se trouver. Résister est inutile. Le Seigneur guide l’unité et révèle la lumière de la création. L’homme doit s’y joindre pour que naisse la lumière pure, celle de l’origine divine, afin qu’il expérimente son destin, sa nature et son être à leur source. Il doit observer ce que la nature divine a mis en lui pour recevoir l’énergie et la diffuser dans le monde, et ainsi retrouver le chemin que le Seigneur a offert.
Mes enfants de la vérité, continuons à échanger avec les sages pour grandir. Que la paix royale vous accompagne et que Dieu vous bénisse. »
UNE REFLEXION DE DADAH BOKPE HOUEZREHOUEKE


