Avancement au 12ème échelon : Le gouvernement tient parole
C’est une nouvelle qui a réchauffé le cœur de nombreux agents de l’État. Le gouvernement du président Romuald Wadagni a pris une décision historique en autorisant l’avancement au 12e échelon de 1110 fonctionnaires qui attendaient cette reconnaissance depuis de longues années. Mais au-delà de cette promotion tant espérée, c’est le paiement des rappels de salaire qui suscite aujourd’hui un grand soulagement. Selon les informations officielles, ce paiement débutera dès le mois de septembre 2026, conformément au calendrier d’apurement des arriérés mis en place par les autorités. Une avancée concrète qui redonne espoir à des milliers de travailleurs du secteur public.
Dans les couloirs des administrations, dans les écoles et les centres de santé, l’annonce a été accueillie avec une joie palpable. Pour ces fonctionnaires, souvent restés dans l’ombre malgré leur dévouement, cette mesure représente bien plus qu’une simple régularisation comptable. Elle est la preuve que l’État reconnaît leur engagement et leur sacrifice. Koffi, enseignant dans un collège de Cotonou, confie son émotion : « J’ai attendu ce moment pendant des années. Parfois, je me demandais si ma carrière allait vraiment évoluer. Aujourd’hui, je sais que mon travail a été vu et reconnu. Le paiement des rappels à partir de septembre, c’est une bouffée d’oxygène pour ma famille. » Ce témoignage, partagé par de nombreux bénéficiaires, illustre l’importance de cette décision dans le quotidien des agents publics.
Pour comprendre la portée de cette mesure, il faut rappeler le contexte. Depuis la réforme du Statut général des agents de l’État, le nombre d’échelons est passé de douze à quinze, une transformation visant à moderniser les carrières et à mieux valoriser l’expérience. Toutefois, cette transition a créé une période de flou administratif. De nombreux agents remplissaient les conditions pour passer au 12e échelon, mais leur situation restait bloquée faute de textes d’application. À la fin de l’année 2025, ils étaient exactement 1110 dans cette impasse. Certains étaient proches de la retraite, d’autres avaient même quitté le service sans avoir obtenu cette promotion. La décision du Conseil des ministres du 1er juillet vient enfin corriger cette anomalie.
Le paiement des rappels, qui débutera en septembre, est le dernier maillon de cette chaîne de régularisation. Il permettra aux bénéficiaires de percevoir la différence de traitement due depuis plusieurs années. Pour beaucoup, cet argent représente une planche de salut, un moyen de faire face aux dépenses de la rentrée scolaire ou de régler des dettes accumulées. Aline, agent de santé à Parakou, explique : « Depuis que j’ai appris la nouvelle, je revis. J’ai deux enfants à l’université et les frais sont élevés. Ce rappel va m’aider à les soutenir. Je remercie le président Wadagni d’avoir pensé à nous. »
Le gouvernement a également inclus les fonctionnaires retraités dans cette mesure. Leur carrière sera reconstituée afin de réviser leur pension si nécessaire. Une décision d’équité qui montre que l’État n’oublie pas ceux qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Ce geste fort renforce la confiance dans les institutions et prouve que les promesses faites aux agents publics ne sont pas vaines.
Outre les aspects financiers, cette avancée s’inscrit dans une vision plus large de modernisation de la Fonction publique. Le gouvernement travaille à la digitalisation des carrières et à l’automatisation des avancements, pour éviter que de telles situations ne se reproduisent. Le président Romuald Wadagni, fidèle à son engagement de proximité, montre ainsi qu’il place l’humain au centre de ses priorités. Comme il aime le rappeler, « l’administration doit être au service de ceux qui la font vivre ». Avec le paiement des rappels dès septembre, cette parole se transforme en acte concret, redonnant espoir et dignité à des milliers de fonctionnaires qui, chaque jour, construisent le Bénin de demain.
Pierre MATCHOUDO


