Septennat de l’écoute et du contact direct : Romuald Wadagni, un président au cœur de son peuple
Il y a des gestes qui en disent plus long que tous les discours officiels. Le président Romuald Wadagni incarne cette nouvelle manière d’exercer le pouvoir suprême au Bénin, une manière qui fait du contact direct avec les populations le moteur même de son action. Loin des protocoles rigides et des cérémonies trop souvent aseptisées, le chef de l’État choisit résolument le terrain, les rencontres imprévues, les échanges sans filtre. Cette philosophie de gouvernement, il la décline à chaque occasion, avec une constance qui force le respect. Les 25 et 26 août derniers, à Parakou, il en a offert une démonstration éclatante, en plusieurs temps, comme pour mieux graver dans les mémoires l’image d’un président résolument proche de son peuple.
Le mardi 25 août, en fin de soirée, alors que la nuit commençait à envelopper la ville, le président Romuald Wadagni a effectué une visite surprise au service des urgences du Centre hospitalier départemental. Cette descente, sans aucun préavis, a plongé le personnel soignant et les patients dans une stupeur mêlée d’incrédulité, avant que l’émotion ne prenne le dessus. Dans les couloirs du service, l’annonce de l’arrivée du chef de l’État a d’abord suscité des regards étonnés, vite remplacés par des sourires respectueux et des mains tendues. Le président ne s’est pas contenté d’une brève apparition protocolaire. Il s’est rendu directement dans les salles de soins, là où la vie et la souffrance se côtoient chaque nuit, pour échanger longuement avec les équipes médicales et paramédicales de garde. Il a interrogé les médecins sur les conditions de prise en charge, s’est intéressé aux équipements disponibles, a écouté avec attention les difficultés rencontrées au quotidien par ces professionnels de la santé qui donnent tant d’eux-mêmes.
Dans les salles d’attente et les box de soins, plusieurs patients et leurs accompagnants ont eu l’incroyable privilège de croiser le chef de l’État, de lui adresser quelques mots, de partager un instant d’humanité véritable. Ce geste, simple en apparence, revêt une portée symbolique immense. Il dit la volonté d’un président qui refuse de se laisser enfermer dans les tours d’ivoire du pouvoir, qui préfère la vérité du terrain aux rapports administratifs parfois trop lisses. Il dit aussi la reconnaissance d’un chef d’État envers des soignants qui, souvent dans l’ombre, accomplissent un travail exigeant avec un dévouement remarquable.

Mais la démonstration de cette proximité ne s’est pas arrêtée là. Le lendemain, mercredi 26 août, le président a offert un autre visage de sa gouvernance, plus quotidien, plus anodin en apparence, mais tout aussi révélateur. Ce matin-là, comme il aime le faire chaque jour, il a enfilé ses baskets pour son footing matinal dans les rues de Parakou. Ce moment, qu’il considère comme essentiel, dépasse largement le cadre de l’exercice physique. Il est pour lui une occasion privilégiée de renouer avec le peuple, de marcher au milieu des Béninois, de saluer, d’échanger quelques mots, de capter l’énergie positive qui anime les quartiers. « Ce mercredi à Parakou, j’ai commencé ma journée comme à mon habitude, par quelques kilomètres de footing. Mais au-delà de l’exercice, ces moments dans les rues de nos villes sont précieux pour moi. Ils me permettent de retrouver cette proximité avec nos concitoyens, de saluer, d’échanger quelques mots, de voir les sourires et de ressentir, au plus près, cette énergie qui anime notre pays. Je suis toujours heureux de parcourir les rues du Bénin et de partager, même quelques instants, le quotidien de celles et ceux pour qui nous travaillons chaque jour. Ce matin encore, Parakou m’a offert cette belle énergie. Toujours plus loin, ensemble. » Ces mots, prononcés avec une simplicité désarmante, résument à eux seuls la philosophie d’un président qui refuse la distance. Ils montrent un homme conscient que le pouvoir ne se vit pas dans l’isolement, mais dans l’échange permanent avec ceux qu’il sert.
Le chef de l’État a également rencontré les militaires engagés dans l’opération Mirador au camp militaire de Parakou. Il s’est entretenu avec les troupes sur leurs conditions de vie, leurs équipements et les réalités auxquelles elles sont confrontées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Un officier supérieur a décrit la rencontre comme un moment inattendu pour les troupes : « Nous ne nous attendions vraiment pas à le voir arriver ainsi, en personne, jusqu’ici. » Le président a profité de sa présence pour effectuer une visite à la Direction départementale des Douanes du Borgou, afin de s’enquérir des conditions de travail des agents et de mieux apprécier les réalités auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leurs missions.

Vingt-cinq ans après sa création, l’Université de Parakou accueille pour la première fois un président béninois en exercice. En visite ce mercredi dans le cadre de sa tournée, Romuald Wadagni inscrit ainsi son passage dans l’histoire de la deuxième université publique du pays. Depuis 2001, aucun chef de l’État en fonction ne s’était rendu sur le campus. Cette visite constitue donc une première pour l’établissement, qui accueille aujourd’hui plusieurs milliers d’étudiants. Le président béninois a échangé avec le corps enseignant, puis avec plusieurs groupes d’étudiants. Au menu des discussions, les conditions d’enseignement, la formation, la vie universitaire et les préoccupations de la communauté académique. Au-delà de sa portée institutionnelle, cette visite revêt une forte dimension symbolique. Un quart de siècle après l’ouverture de l’Université de Parakou, un président en exercice en franchit pour la première fois les portes. Une séquence appelée à rester dans les annales de l’établissement.
Ces séquences illustrent avec force ce qui caractérise le tout premier septennat de l’histoire du Bénin. Romuald Wadagni, jeune et dynamique, a fait le choix d’une gouvernance de terrain. Il ne se satisfait pas des synthèses que lui présentent ses collaborateurs, si précises soient-elles. Il veut voir, toucher, écouter de ses propres oreilles. Il veut mesurer la réalité des choses, dans ce qu’elle a de plus brut et de plus authentique. Cette méthode, qui pourrait déstabiliser les habitudes bien installées, est en réalité une marque de courage et de lucidité. Elle témoigne d’une volonté farouche de ne jamais perdre le contact avec le peuple, d’incarner une présidence accessible, humaine, proche des préoccupations quotidiennes. Les témoignages recueillis auprès du personnel soignant sont éloquents. Plusieurs d’entre eux ont souligné la portée de ce geste, eux qui sont souvent confrontés à des conditions de travail exigeantes et qui se sentent parfois oubliés. La venue du président, sans crier gare, en pleine nuit, a été perçue comme une marque de considération profonde, une reconnaissance de leur engagement silencieux.

Outre les symboles, cette proximité affichée par le président Romuald Wadagni est aussi une méthode de gouvernance. Elle lui permet de prendre des décisions en connaissance de cause, de cerner les urgences, de prioriser les actions. Elle crée un lien de confiance entre le chef de l’État et les populations, un lien qui dépasse les clivages politiques et qui fédère autour d’un projet commun. En parcourant les rues de Parakou, en saluant les commerçants, en s’arrêtant devant les échoppes, en discutant avec les jeunes, le président ne fait pas que de la figuration. Il tisse patiemment le tissu d’une nation unie, il donne corps à cette idée que le développement passe d’abord par l’écoute et la compréhension mutuelle. Sa jeunesse, loin d’être un handicap, est un atout qui lui permet d’aborder les questions avec un regard neuf, une énergie contagieuse et une capacité à se projeter vers l’avenir sans jamais oublier le présent des Béninois.
Ainsi, à travers ces journées à Parakou, Romuald Wadagni a une fois de plus démontré qu’il est un président au contact de son peuple. Que ce soit au chevet des malades, dans l’intimité des services d’urgence, sur les trottoirs d’une ville qui s’éveille, ou sur les bancs d’une université, il est là, présent, attentif, disponible. Il incarne cette présidence nouvelle, ancrée dans le réel, soucieuse du quotidien, et qui fait de la proximité non pas une stratégie de communication, mais un véritable art de gouverner. Le Bénin avance, porté par cette énergie et cette vision, et les gestes simples du chef de l’État résonnent comme autant de promesses tenues et de chemins tracés vers un avenir meilleur, toujours plus loin, ensemble.
Damien TOLOMISSI


